ORDURES, UNE SOLUTION DANGEREUSE QUE LE PROBLÈME

C’est encore pire. La solution est très décevante et casse-cou par rapport au problème. Depuis deux semaines, l’île de Ngazidja est prise en otage par des collines d’ordures avec lesquelles, la santé des îliens pourrait être menacée. A part la santé, le visage de la capitale du pays, est plein de salissure. Décevant et pleurnichant, la solution envisagée par les autorités de l’île de Ngazidja, selon laquelle, les tonnes d’ordures doivent être contenues dans des containers et placés momentanément à l’ancien Aéroport Moroni-Ikoni. Et cela personne n’en parle. C’est du crime et pire que l’état actuellement… Encore une fois c’est honteux. Honteux au moment où le monde pense à des solutions pour diminuer le chômage, pour faire reculer la mortalité, pour la haute technologie… et que les autorités comoriennes de ces heures sont prises en otage par des ordures jonchant le sol de la capitale sans aucune solution depuis, il y a plusieurs mois.

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Comment une décharge, devant être l’une des priorités des gouvernants… reste un concept immobile ? Concept immobile car, même la question des litiges des frontières entre Itsandra et Washili ont été classés dans les placards… alors qu’une solution à ce problème pourrait débouchées à un début de voie. Ce qui devrait être une préoccupation des membres de l’exécutifs de Ngazidja et de la notabilité mais hélas. Avec ce laxisme, cette irresponsabilité… les travaux pour la décharge d’Itsudzu restent une utopie. Or comme a dit le sage, feu, Said Mohamed Djohar :« La réalité ne s’accomaode pas aux rêves utopiques ». Mensonge, où te caches-tu ? Comment le gouverneur de l’île de Ngazidja et ses disciples mettent en péril la sécurité notamment sanitaire des insulaires faisant de lui gouverneur ? N’attendez pas la venue du cholera pour se présenter dans les localités afin de formuler les mains de condoléance… comme signe de bonne gouvernance. Pensez à incinérer ces merdes dangereuses à tout prix.

Dix containers de maladie devant le littorale.

Stocker ces merdes dans des containers n’est pas une solution, mais encore un pire problème. Là, quand on entend parler de dix containers de quarante pieds… on sent l’exploit se reposer sous leurs yeux or que jamais une humiliation pareille. C’est petit, c’est mesquin, c’est dépréciant. Un peu de conscience quand même. Pensez aux différentes écoles aux alentours, accueillant plusieurs milliers des gosses et des adultes. Pensez au palais du peuple où font la sieste vos députés, pensez au bureau du PNUD, pensez à l’Hôtel de référence qui se trouve aux environs… pensez à, pensez à, pensez à… pensez au moment où le soleil ardent de Moroni va se marier avec ces containers pleines d’ordures. L’odeur sera pire que celle aspirée à l’heure actuelle. Encore une fois, une population victime de l’incompétence et du manque d’autorité des régimes actuelles de Ngazidja et de l’Union. Qui peut se dire avoir entendu un mot du ministère de l’environnement ou du département s’il y en a, sur ce sujet les concernant ?

Alors comme la mairie de Moroni a eu le culot d’empêcher la décharge de l’ancien Aéroport, les régimes doivent avoir l’autorité de trouver au plus vite possible un endroit pour libérer les îliens de ce fléau. Ou bien, c’est une façon de faire oublier à la population un sujet sensible de détournement, de corruption… orchestré par les hauts du régime. Possible. Alors la population doit être vigilante car, si un phénomène banale pareil, domine le quotidien, la plupart de temps, cela fait qu’un montre va maitre et dont la naissance devrait être passée inaperçue par les accoucheurs.
SAID YASSINE Said Ahmed

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