Paris est en passe d’annuler la visite d’Azali du 22 juillet

Coup de massue pour le président « le plus démocratiquement élu » et « reconnu par cinq puissances mondiales » son excellence Azali Assoumani. Alors qu’il s’apprêtait à effectuer une visite officielle à Paris le 22 juillet, le ministère français des affaires étrangères (Quai d’Orsay) cherche à annuler cette visite du chef de l’Etat comorien très contesté par son peuple, essentiellement la diaspora comorienne établie en France.

Une note d’information serait envoyée à la diplomatie comorienne, à cet effet. Sur celle-ci, la raison évoquée serait l’ « hostilité manifeste de la diaspora ». En effet, ça fait plusieurs mois les Comoriens de France battent le pavé contre le régime d’Azali qui a modifié la constitution d’une manière unilatérale. Et pas seulement. Tous les opposants de taille se trouvent en prison, les chanceux se sont réfugiés à l’extérieur. Les citoyens se font quotidiennement malmener par l’armée.

Moroni a du mal à digérer cette décision de Paris. Pour tenter de faire fléchir l’hexagone, le gouvernement aurait dépêché en urgence le premier conseiller de l’ambassade des Comores à Paris pour déminer le terrain (il se trouvait à Moroni). Les chances d’obtenir gain de cause sont très minces, les renseignements généraux français y étant défavorables.

Dans le cadre de cette visite, Azali devrait parapher l’accord cadre de coopération entre la France et les Comores qui est en attente depuis 2008. Cet accord prévoit notamment l’engagement de l’Union des Comores à lutter contre « l’émigration clandestine » vers Mayotte. En contrepartie, la France va financer un plan de développement France/Comores d’un montant total de 150 millions d’euros sur trois ans. Sauf revirement de dernière minute, le dossier doit attendre encore quelques temps. Pour un autre 22 juillet, peut-être.

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