Paris : Hachime Hamza a tenté de tuer sa femme en l’étranglant

Une jeune femme comorienne âgée de 26 ans a failli mourir sous les coups de son mari à Meaux en région parisienne. Hachime Hamza, un jeune comorien avait cogné la tête de la jeune femme contre une table basse. Il avait ensuite tenté de l’étrangler avec ses mains mais voyant ses yeux se révulser, il ne voulait pas voir la mort,   il avait récupéré une écharpe dans un sac. Se plaçant derrière la victime, un genou dans son dos, il avait entouré son cou avec l’écharpe, avant de serrer.

La jeune femme nous a contacté et son témoignage est insoutenable, elle a échappé de peu à la mort grâce à ses voisins qui ont prévenu la police. La victime a accepté de se confier à Comores infos dans une interview vidéo qui sera disponible dans quelques jours.

L’affaire a été relatée par nos confrères du parisien. La question est au cœur des débats de la cour d’assises de Seine-et-Marne, à Melun : que se serait-il passé si la police n’était pas intervenue rue du Faubourg Saint-Nicolas, à Meaux, le soir ? Depuis ce jeudi, Hachime Hamza, 31 ans, est jugé pour tentative de meurtre sur conjoint.

 

Le quotidien parisien souligne ce soir-là, lorsqu’il ouvre la porte de son appartement aux policiers, sa compagne gît sur le sol, en pleine convulsion, une écharpe autour du cou. « Mon intention n’était pas de tuer », a expliqué l’accusé à l’ouverture de son procès.

 

L’affaire est jugée au palais de justice de Melun ce 26 octobre 2017 comme le rapporte le Parisien.fr,  dès la garde à vue, il a reconnu avoir porté des claques et des coups de poing à sa compagne, avant de se déchaîner sur elle. Submergé par la colère, Hachime Hamza avait cogné la tête de la jeune femme contre une table basse. Il avait ensuite tenté de l’étrangler avec ses mains mais voyant ses yeux se révulser, il avait récupéré une écharpe dans un sac. Se plaçant derrière la victime, un genou dans son dos, il avait entouré son cou avec l’écharpe, avant de serrer. « Il l’a dit en garde à vue : heureusement que la police est arrivée », a témoigné une enquêtrice.

 

Cette nuit-là, Hachime Hamza s’était mis en tête de poser des questions à sa compagne, qu’il soupçonnait d’infidélité. « Il avait mal vécu une première tromperie. Suite à une mauvaise manipulation sur un téléphone, il avait entendu sa compagne en plein ébat sexuel. Il aurait écouté pendant deux heures et demie. Cela a nourri sa colère, il était resté suspicieux », a rapporté la psychologue Corinne Descamps.

 

Difficile d’imaginer Hachime Hamza en plein accès de violence. Dans le box, ce grand gaillard répond avec calme à la présidente. Ses parents lui ont transmis des valeurs d’humilité. Il raconte avoir été séduit par sa compagne parce qu’elle lui avait parlé « respectueusement ». Alertés cette nuit-là par des appels au secours « stridents », les voisins avaient tambouriné à la porte de l’appartement du couple. C’est bien un homme très calme qui avait voulu les rassurer à travers la porte en leur lançant : « Tout va bien ».

 

Par la voix de son avocate Me Catherine Bahuchet, la victime a tenu à remercier les policiers du commissariat de Meaux intervenus cette nuit-là : « Ma cliente est persuadée que sans vous, elle ne serait pas là aujourd’hui ».

 

La jeune femme, âgée de 26 ans, a raconté les longues minutes de calvaire. L’accusé s’était mis à califourchon sur elle, alors qu’elle était allongée sur le lit : « Il m’a donné une première claque puis une plus grosse… il était lourd sur moi… il m’a attrapé la gorge ». Et de pleurer à la barre : « J’ai pensé que j’allais mourir. Je suis musulmane alors j’ai dit une phrase (NDLR : la chahada) qu’on doit dire quand c’est la fin ».

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