Peine capitale pour le meurtrier d’une Comorienne à Dubaï

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Le meurtrier de la jeune femme comorienne mortellement battue à Dubaï encourt la peine capitale, selon le ministère des relations extérieures des Comoriens qui suit l’affaire. Les démarches pour le rapatriement du corps de la défunte ont été déclenchées selon un conseiller du ministère.

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Le ministère des relations extérieures décide de sortir du silence et se prononce sur le meurtre de la jeune fille mortellement battue à Dubaï où elle travaillait comme femme de ménage. D’après Abdoulanziz Mdziani, conseillé du ministre, le Mirex suit de près cette affaire dès le premier jour où il a été saisi par l’ambassade des Comores à Dubaï.

« Contrairement à ce qui se dit par-ci et par-là, le ministère a pris les dispositions nécessaires pour mieux s’informer sur cette tragédie, a-t-il dit. A la demande du Mirex, il a procédé à une autopsie qui a abouti à l’arrestation du présumé meurtrier et sa condamnation par la suite.

La victime aurait été en situation irrégulière et n’avait ni passeport ni carte d’identité sur elle. Une situation qui avait quelque peu compliqué les choses pour son identification. C’est avec la direction nationale de la sûreté du territoire qu’on a pu identifier la victime originaire de Nkourani ya sima au sud de la Grande-Comore.

Une centaine de Comoriennes pourraient se trouver à Dubai dans les mêmes conditions d’irrégularité, selon des fonctionnaires du Mirex qui pointent du doigt des agences de recrutement qui opéreraient dans l’illégalité. Selon le conseiller du ministre, le responsable de l’agence ayant recruté la victime serait entendu par la justice comorienne à la demande du ministère et de la famille de la victime.

Une centaine de femmes recrutées par la même agence pourraient se trouver dans la même situation en Arabie Saoudite et dans d’autres pays du Golfe, selon le conseiller. A son avis, c’est dangereux car ce sont des réseaux semblables qu’utilisent les organisations terroristes. La victime aurait transité par Sharjah avant de se retrouver à Dubai, tout en ignorant où elle allait travailler.

Un oncle de la victime, Ahmed Mroudjaé, apprécie la collaboration du gouvernement dans cette affaire tout en déplorant la récupération politique qu’en font certains leaders politiques.
L’autopsie réalisée aurait révélé des blessures et des traces probablement d’un fer à repasser, selon le conseiller Mdziaini qui a indiqué que la victime aurait été abusée sexuellement avant sa mort.

Maoulida Mbaé / Hzkpresse

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