Pèlerinage: Air Maldives pour transporter les pèlerins comoriens ?

Les autorités comoriennes semblent céder aux exigences des agences de voyage dans l’affaire qui les oppose dans le choix de la compagnie aérienne accréditée pour le transport des pèlerins. Des négociations sont ouvertes depuis dimanche avec Air Maldives pour le transport des pèlerins, au détriment du contrat signé avec Ethiopian Airlines.

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Enième rebondissement dans le dossier opposant les agences de voyage aux autorités pour le pèlerinage 2015. Le risque pour que les pèlerins comoriens manquent le hajj 2015 va grandissant, à moins d’une semaine du départ de premier contingent.
Après moult rencontres entre la commission nationale, les autorités et les agences de voyage, on apprend que des négociations seront ouvertes avec la compagnie Air Maldives pour le transport des pèlerins. Un sérieux revers pour le gouvernement qui s’était lié pourtant à Ethiopian Airlines pour assurer le transport des pèlerins.
Ledit contrat est à l’origine de la mésentente entre les autorités et les agences spécialisées qui dénoncent, elles, une prestation trop importante. Elles ont dit leur préférence pour la compagnie Air Maldives qui offrirait un choix plus intéressant. La question du manque de temps pour l’obtention des autorisations nécessaires demeure toutefois.
Les agences de voyage – et c’est là le vrai fond de l’histoire – auraient le ministre chargé des affaires islamiques dans leur collimateur. Ce dernier aurait désapprouvé les commissions excessives touchées par les agences pour chaque billet vendu.
Les agences, de leur côté, estiment que le prix fixé par les autorités sans leur consentement et l’agent général de vente agréé par la compagnie éthiopienne (Matembezi) qui serait le seul agréé par l’IATA, devrait relever de leur choix.
Le gouvernement a-t-il finalement cédé au « chantage », comme l’a fait savoir un membre de la commission nationale ?

Il est possible qu’en cédant à tout, le gouvernement veut éviter des ennuis. La proposition de dernière minute des agences risque de se heurter au facteur temps. Un pari risqué qui pourrait amener Ethiopian Airlines à rompre le contrat dont la partie comorienne n’a pas encore rempli la première échéance.
Maoulida Mbaé/ LGDC

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