Pénurie d’eau : le gouvernorat de Ngazidja déplore le manque d’eau et d’électricité

Après plusieurs semaines de pénurie d’eau dans la capitale et ses périphériques, la population se demande quand la précieuse goûte coulera normalement des robinets. Il suffit de faire un tour devant les bornes fontaines à Moroni, notamment à Zilimadjou et à Mdjivourizé pour voir défiler les milliers de bidons de 20 litres et seau d’eau et des gens qui se bousculent pour pouvoir s’acquérir de l’eau juste pour le nécessaire notamment le ménage.

image

Se doucher est devenu un luxe pour certains et d’autres se contentent de la mer.Rappelons qu’il y a trois semaines, des jeunes d’Itsandra Mdjini sont descendus dans les rues de la capitale pour exprimer leur ras-le-bol face à cette situation jugée catastrophique. Suite à cette manifestation, le gouvernement avait ordonné à la Ma-Mwé de trouver une solution rapide. Cette dernière avait publié un calendrier pour la distribution de l’eau et cela reste sans suite.

Séparer la gestion de l’eau et de l’électricité en deux sociétés différentes, voilà la solution préconisée par le gouvernorat de Ngazidja. Ceci permettrait, selon lui, à une bonne gestion des deux départements et permettrait à l’eau d’être gérée par d’autres structures qui pourraient être insulaire afin de répondre aux besoins de la population.

«L’instabilité de l’électricité a des répercussions sur la distribution de l’eau… », ce sont les propos du directeur de l’eau, Ali Soulé.

Des propos qui nous attristent quand on sait que le gouvernorat de Ngazidja a offert, en 2014 à la Ma-Mwé, un groupe électrogène de 300 Kva, destiné à alimenter le château de Vouvouni afin de pouvoir résoudre le problème de l’eau. Nous avons appris que c’est ce groupe électrogène qui alimente le village de Bandamadji Domba. Il y a quelques semaines, le gouvernorat a notamment offert un transfo moteur de 250 Kva pour le même objectif. En attendant un dénouement de la situation, le gouvernorat de Ngazidja appelle à la patience de la population et demande à la Ma-Mwé de trouver une solution rapide «parce que la population souffre».
Ngazi Ngomé

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*