Plan d’action 2015 – 2018 dans le cadre de la stratégie commune Madagascar – Union des Comores – Mayotte

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Partenariat sur les migrations, la mobilité et l’emploi

iki Préambule

Pour faire de son économie, l’une des plus compétitives et des plus attractives, le nouveau Président ou Présidente de l’Union des Comores, le Président de la République de Madagascar doivent s’engager dans un programme d’amélioration de l’environnement des affaires. Il faut redynamiser le secteur de l’entrepreneuriat privé, pour celà, les Gouvernement devront mettre en place une politique de réforme appropriée dont l’objectif majeur serait de rendre plus compétitive les PME/PMI Comoriennes et Malgaches.

Mayotte, de par son appartenance à l’Administration Française pourrait trouver son rôle en tant que « Porte Avions » avancé de l’Union Européenne et de la France.Son adhésion à ce pari , lui permettra de participer au développement économique et à la création de richesses par le travail et le commerce en général. Ce qui permettra d’endiguer dans un premier temps la fuite des populations vers Mayotte et par la suite permettre une coopération normalisée par les créations de richesses dans les Pays limitrophes et notamment l’Union des Comores et Madagascar.

L’image brouillée des PME/PMI relève d’un paradoxe.Elles tiennent une place importante dans les économies, mieux les politiques économiques actuellement mises en oeuvre, par les Organisations internationales et les agences de coopération bilatérale – leur assignent un rôle moteur dans le développement et dans la construction de partenariats Nord-Sud et Sud-Sud. Elles sont par ailleurs appelées à prendre leur part dans les opérations de privatisation des entreprises publiques.

Les grandes entreprises, en l’occurrence les multinationales, spécialisées dans la production et l’exportation de produits de base (agricoles et miniers) ou dans l’importation, alimentent les caisses des Etats et focalisent l’attention des bailleurs de fonds étrangers. De leur côté, les millions de petits artisans – commerçants et prestataires de service de l’économie populaire urbaine – font vivre et travailler les trois quarts de la population, mais ils n’intéressent ni les banques, ni les investisseurs.

Les PME/PMI, ne peuvent pas être assimilées aux grandes entreprises dont elles ne partagent ni les stratégies ni les méthodes et dont elles n’ont pas les moyens, ni au secteur informel – celui-ci étant souvent leur plus sérieux concurrent.En tout état de cause, il ne semble pas que l’opinion publique européenne, celle qui suit les affaires africaines ait une claire conscience de la réalité et des possibilités des PME/PMI africaines. C’est pourquoi,la plateforme en constitution dans un des Pays de la Commission de l’Océan Indien s’est fixée de porter un autre regard sur la C.O.I et de jeter des passerelles entre africanistes, chercheurs et hommes d’action, secteur public et secteur privé, ONG et entrepreneurs, la Plateforme sera créée avec comme initiative principale de s’intéresser aux PME/PMI.

Nous allons donc fait appel aux Politiques, Opérateurs économiques, universitaires, chercheurs, ONG, Associations d’où qu’elles viennent, les contribution sont toujours les bienvenues, pour signaler les PME/PMI qu’ils connaissent en France et dans la région de la C.O.I, les associations ou organismes qui pourraient souhaiter se joindre à cette initiative. Afin de constituer la structure qui pourrait être un Groupement d’Intérêt économique.

Les membres devront accepter et respecter le principe de la légalité par tous les acteurs économiques et politiques,ce qui permettra d’éviter les conflits latents entre hiérarchie managériale et hiérarchie administrative ou politique par exemple. Il importe également de faciliter l’accès aux crédits. Ceci suppose une redéfinition du rôle des banquiers : ils devraient se muer en véritables conseillers des créateurs d’entreprises ou des porteurs de projets d’entreprise. Assurer l’accompagnement des projets et dans la phase de réalisation et dans la phase de développement de l’entreprise. Tout en réfléchissant sur les moyens et les modalités de mise en place de systèmes de garantie mutualiste, il faudrait harmoniser les politiques industrielles au niveau régional ou sous régional, afin de permettre aux PME d’élargir leur marché. Par ailleurs, les Etats devraient leur apporter un appui pour les exportations.

Les capitaux étant le nerf de la guerre, il importe d’explorer de nouveaux systèmes de financement:
l’Institut Régional des envois de fonds.

Son but avec la coopération d’un organisme Financier est la création d’une SICAV, dont le but est que l’institut, une fois mis en place, facilite le fonctionnement d’un mécanisme d’envoi de fonds plus facile, plus sûr et plus productif, qui tienne pleinement compte des caractéristiques propres à chaque besoin des Pays Nous proposons la Caisse des dépôts et Consignation et un groupement de Représentants de la Diaspora de l’Union des Comores, Madagascar, Mayotte.

1. Constitution de la Plateforme

La création d’une Plateforme a pour but de sensibiliser et créer un partenariat sur les migrations et l’emploi et de ce fait à faire face de manière globale, et dans  l’intérêt de tous les partenaires, aux problèmes qui se posent sur le plan des migrations et de l’emploi; en attachant une attention toute particulière à la création d’emplois plus nombreux et de  meilleure qualité pour la zone de l’Océan Indien, comprise entre Madagascar, l’Union des Comores, Mayotte, aux mesures propres à faciliter la mobilité et la libre circulation des personnes,à une meilleure gestion des migrations légales entre ces trois Pays, à la nécessité de s’attaquer aux causes profondes des migrations.

2. Objectifs

Cette Plateforme composée de représentants de la Société Civile, d’Associations pour faciliter le développement économique et la création d’emplois, de Mouvements Politiques et Sociaux,aura pour mission de développer le dialogue et la coopération des trois Pays mais aussi des Pays membres de la S.A.D.C.

Nous souhaitons que l’enseignement supérieur occupe une place plus visible dans ce partenariat et en fait davantage partie intégrante.

Les sujets prioritaires de la plateforme seront:

Premier Collège: Les diasporas, les envois de fonds, la fuite des cerveaux.En prise directe avec les stratégies sur l’emploi, la mobilité et la valorisation de la fuite des cerveaux, les parties étendront leur dialogue au domaine de l’enseignement supérieur.

Deuxième Collège: Domaine de l’emploi, le dialogue sera axé sur les stratégies et les initiatives visant à créer des emplois et à assurer une croissance durable et inclusive, en égard au rôle des différents acteurs concernés, y compris les partenaires sociaux et le secteur privé.

Le processus de dialogue devrait déboucher sur des propositions d’actions concrètes qui pourront être ajoutées au plan d’action des Gouvernements intéressés..

3. Initiatives

Facilitation du dialogue. Organisation de rencontres, séminaires, organisés par les jeunes de la Société Civile en France, à Madagaascar, en Union des Comores et à Mayotte. Ce secteur serait dirigé par les jeunesses étudiantes .

Initiative de mobilisation de la diaspora. Les partenaires établiront un cadre de coopération Madagascar-Union des Comores- Mayotte avec la diaspora, dans l’objectif d’engager la diaspora mondiale dans le le développement de ces Pays, de développer les capacités et de transférer des compétences, des connaissances et des  technologies de la diaspora vers cette région.Création d’une plate-forme paneuropéenne de la diaspora pour le développement en communication directe avec l’Institut des envois de fonds, qui d’ailleurs pourrait être membre du Conseil d’Administration.

Les actions prioritaires qui seront élaborées sont: des programmes axés sur des besoins particuliers dans certains secteurs, par exemple un réseau de travailleurs de la santé appartenant à la diaspora,

Notre équipe est convaincue que la solidarité, revendiquée par la Francophonie sera la base effective et pleinement partagée indispensable pour garantir un développement à la fois durable et équitable, prenant en compte tous les grands enjeux régionaux. Nous sommes également conscients que le développement durable ne peut être atteint que si les femmes y sont présentes en tant que partenaires égaux, décideurs et bénéficiaires Nous devons aussi créer les conditions appropriées pour que les jeunes assument pleinement le rôle fondamental qui leur revient dans le développement durable de nos sociétés.

Nous allons nous appuyer pour les opérations dites de concrétisations sur le terrain en ce qui concerne la création d’emplois et de richesses entre les trois Pays sur la coopération,entre MAYOTTE ET LE NORD DE MADAGASCAR.

Dans une allocution, le Président du Conseil Général de Mayotte a regretté que trop souvent, la coopération régionale se limite à des échanges entre partenaires institutionnels. Il a insisté sur le rôle fondamental que doivent jouer les opérateurs privés. Selon lui en effet, « les entrepreneurs et le secteur privé sont des moteurs efficaces du développement des échanges. Il suffit de constater, à juste titre, le succès des formules « B to B) (Business to Business). Je reste ainsi persuadé que c’est en offrant des opportunités aux entreprises, en leur facilitant les échanges économiques que l’on sert au mieux notre objectif d’une intégration régionale renforcée ».

Philippe DIVAY

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