Plus de 120.000 Comoriens vivant en France pourront voter à la présidentielle de 2016

Le ministre de l’intérieur Houmed Ali Msaidié a déclaré à l’Agence France Presse (AFP), «  les Comoriens de l’étranger pourront voter à l’élection présidentielle de 2016 pour la première fois depuis l’indépendance du territoire en 1975 ».

Houmed Ali Msaidié a affirmé,  « les Comoriens vivant en France sont estimés à 300.000, dont « un peu plus de 120.000 possèdent une carte nationale avec laquelle ils pourront voter ».

La question de la candidature de l’ancien président Abdallah Sambi,  Msaidié a déclaré  « Il n’y aura pas de candidature Sambi en 2016 » et a précisé  « Si Sambi veut être candidat, c’est qu’il veut créer des troubles, et on ne peut pas permettre cela ».

Le recensement de ces Comoriens de l’extérieur dont le nombre est loin d’être maîtrisé. Cette difficulté matérielle à procéder à un bon recensement, en vue d’éviter toute contestation ultérieure, s’ajoute à la problématique du temps qui fait défaut. A quelques mois, c’est bien court pour y parvenir. En outre, maîtriser la fraude et les achats de conscience,  à l’interne, n’ont jamais été faciles. Il serait a fortiori périlleux de s’engager dans un processus dont on ne maîtrise pas tous les tenants et les aboutissants, si les conditions d’une telle participation ne sont pas réunies pour éviter les contestations. Car, c’est de la contestation que naissent les crises et les violences.election-comores

Par ailleurs, la question semble concerner au premier chef nos compatriotes vivant en France, parce que c’est dans ce pays qu’est concentrée la plus forte communauté comorienne vivant à l’étranger. Mais pour une question d’équité, ce vote devrait concerner   aussi ceux qui vivent au Sénégal, à Madagascar, au Maroc etc., sous peine de faire de la discrimination. A cette plus grande échelle, en avons-nous seulement le temps et les moyens nécessaires ? Avons-nous les moyens d’encadrer convenablement des élections dans tous ces pays, de  sorte à éviter des fraudes et des contestations ? Rien n’est moins sûr. D’autant plus que si l’on cherche à coupler les élections, la  lancinante question budgétaire se posera avec acuité.

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