Pourquoi le bilan financier des jeux de la Cjsoi de 600 millions de francs n’a-t-il jamais été fait?

Abdallah Mzé Msa "Mazo" (en costume noir).
Abdallah Mzé Msa "Mazo" (en costume noir).

Cjsoi 2012 : Mazo n’a jamais présenté de bilan

En dépit de ce qui est considéré par les sportifs comme du « dédain », les mêmes têtes qui ont composé le Comité d’organisation des jeux (Coj) de 2012 se sont lancées, comme si de rien n’était, dans la prochaine aventure de Djibouti 2018.

 

Moroni a abrité, du 5 au 6 avril à l’hôtel Karthala à Mvuni, la réunion des experts de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l’Océan indien (Cjsoi) à moins de deux ans des jeux des jeunes régionaux, Djibouti 2018. Cela, après, notamment, l’édition de 2012, organisée à Moroni, et de 2016, à Madagascar.

Jusqu’ici, aucun bilan n’a été fait de cette première et unique édition comorienne aussi bien au niveau national que de la Cjsoi. Aucun expert sportif national et, encore moins, les principaux organisateurs locaux de l’édition que sont Abou Abdou Soundi, Abdallah Mze Msa alias Mazo, Oussouf Soilihi dit Kesse, Fatima Chehou, Saïd Mohamed Tourqui, entre autres, n’ont jamais présenté de bilan pour ces jeux. Ils n’ont jamais fait signe de vie après la clôture de l’édition au stade de Moroni. Nul ne sait ce qui en est ressorti techniquement, moralement et encore moins financièrement de ces huitièmes jeux de la Cjsoi.

 

Des experts »font le ménage » dans les grandes compétitions

 

En dépit de ce qui est considéré par les sportifs comme du « dédain », les mêmes têtes qui ont composé le Comité d’organisation des jeux (Coj) de 2012 se sont lancées, comme si de rien n’était, dans la prochaine aventure de Djibouti.

 

Pourquoi le bilan financier des jeux de la Cjsoi au budget de 600 millions de francs n’a-t-il jamais été fait? Pourquoi les experts sportifs comoriens doivent-ils continuer sans avoir réparé les erreurs de 2012 et projeter un plan de développement de la jeunesse culturelle et sportive? Si ce bilan n’a jamais été présenté au peuple comorien, c’est pour la simple raison que certains responsables sportifs nationaux « font le ménage » dans les grandes compétitions sportives.

 

 

Pire encore. Le bilan financier de la participation comorienne aux derniers jeux de la Cjsoi, Madagascar 2016, ne sera jamais présenté aux Comoriens pour, vraisemblablement, absence de documents comptables. Alors qu’en 2016 lors de l’édition malgache le gouvernement a déboursé plus de 50 millions fc. Mais n’attendez pas que ça serait Mazo qui devriat présenter le bilan fiancier de ces jeux.

 

Malgré cette absence de rapports sur tous les plans au terme des jeux des moins de 17 ans de l’Océan indien, les experts comoriens poursuivent leur mission en silence dans une gestion des plus obscures. Ils avancent « en toute sérénité » pour le budget financier en cours d’étude des prochains jeux de la Cjsoi de Djibouti. Le gouvernement n’aurait-il pas son mot à dire dans ces affaires récurrentes?

Eliedjouma

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