Pourquoi tant de bruits sur Sambi?

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Les Comores meurent socialement et les signes sont nettement visibles. L’incapacité des cadres à faire des propositions, tout le monde fait la politique.

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L’affaire Sambi est la parfaite démonstration: assoiffé et nostalgique d’un pouvoir qu’il a perdu malgré un programme établi, Sambi n’est pas prêt à lâcher. Et il a les armes pour y parvenir: le verbe, l’argent, la popularité d’une population désespérée. Personne ne daigne regarder avec obj…ectivité le passé récent de celui qui s’était engagé à tuer la misère par un logement décent, la tolérance zéro sur la corruption, encore moins les contrat d’Etat signé comme une affaire personnelle. On se tait sur la grosse corruption de l’homme providentiel sur les élections truquées pour les uns contre les autres.
L’Etat comorien, démissionnaire, souffle le chaud et le froid et fait de Sambi, une bête politique; une victime ne donnant aucun choix au peuple de s’accrocher sur le rêve au lieu du néant.

L’Etat se rabaisse car il veut tricher, guettant la moindre occasion de faire taire Sambi. IKILILOU/ANISSI, ou l’histoire du taureau qui a massacré son éleveur. Que n’a pas fait Sambi?
La Cour Constitutionnelle ne semble pas pressée car en laissant pourrir les choses, les enchères pourraient remonter, sauf qu’il aussi se débarrasser du Conseiller qui veut jouer les héros. La mort du pays entraine la mort des âmes.

L’Etat ne craint pas le diable, tel est l’adage populaire. Avec l’argent et les militaires, le plan B fonctionnera, sans trop de résistance.
Meurtrie, blessée, corrompue, la population n’ira pas jusqu’au bout.
Sambi, candidat! la panique et de l’Etat et de ses partisans! Que comprendre?
Un chapelet de candidats de Ngazidja jure de barrer la route à la candidature problématique de Sambi, l’anjouanais; ne peuvent-ils pas le faire par les urnes?

L’encadrement de Juwa, les meetings explosifs de l’Ayatollah ne sont-ils pas en supériorité numérique pour imposer leur leader qui va sauver le pays, cette fois ci?
Décidément, ça sent très mauvais et tout peut arriver, y compris le pire.
Où sont passés les rares patriotes du pays? Jusqu’où leur silence continuera à nous surprendre?
Pendant ce tohu bohu, les politicards se remplissent pleins les poches, pillent dans le noir et la soif. Iki inaugure les bâtiments flambant neufs, la poste, bientôt, une université, un port international, un centre d’hydrocarbures, que sais je encore… C’est notre tour, « Msirboneyé »

Ben Ali

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