Premier face à face entre Azali et la presse locale

La première intervention du chef de l’État devant la presse ce samedi 10 septembre a été l’occasion de toucher à plusieurs secteurs de la vie courante. Les journalistes ont eu toute la latitude de poser toutes les questions et les réponses ont été limpides. Concernant la hausse des salaires de ses collaborateurs et de lui-même, le président estime qu’il y’a eu une erreur de communication et que cette hausse est amortie grâce à la suppression de plusieurs postes et ministères. Il était également question des routes qu’il juge calamiteuses surtout à Ndzuani. S’il concède qu’il ne peut y avoir de développement sans infrastructures routières, Azali demande un peu plus de patience puisqu’il est là depuis 3 mois uniquement. Le secteur de l’énergie a été touché pour signifier qu’un contrat de 5 milliards est signé en échange de moteurs capables de fournir 25 m watts alors que le pays a besoin de 18 m watts. La santé n’était pas en reste et le président a promis des efforts pour améliorer les conditions de travail dans les hôpitaux. Il a également annoncé l’ouverture prochaine de l’hôpital de Bambao Mtsanga financé par les Chinois. Après la réduction significative des droits d’inscriptions, le gouvernement d’Azali s’engage à fournir des moyens de transport aux étudiants de l’UDC en échange d’un ticket de transport largement à la portée de tout un chacun. Des structures de santé vont également voir le jour au profit des étudiants. 

Pour le chômage en hausse grâce aux multiples licenciements initiés par son gouvernement, Azali Assoumani assume ce choix et renseigne que plusieurs projets sont en cours de négociation afin de recaser tous les jeunes compétents du pays. La question de Mayotte était également au centre de la conférence et le président propose une nouvelle commission qui veillera à ce que les négociations reprennent. Azali veut que cette question devienne d’ordre national et que tout le monde se l’approprie. D’autres sujets ont été débattus à commencer par la vanille qui occupe 47% de la population active et 80% de nos exportations entre autres.

A.Athoumani

1 commentaire sur Premier face à face entre Azali et la presse locale

  1. Monsieur le colonel président, l’histoire n’est pas seulement le propre des inventeurs, mais elle peut être aussi le propre des hommes politiques. C’est le cas de Nasser en Égypte, Lumumba au zaïre, kuruma etc.. Votre mandature de 1998 à 2006 fût un échec. En effet, l’État a été dévalisé par votre équipe et votre responsabilité est sans appel. Aujourd’hui, l’histoire te regarde avec un œil attentif. Vous avez l’avantage de faire démentir l’idée selon laquelle  » ce que l’homme retient de l’histoire ce qu’il ne retient rien ». Beaucoup de gens auraient prédit votre échec. D’autant plus qu’ils ont les stigmates de votre ancienne mandature. Il faut noter qu’il est préférable d’arnaquer un individu que plusieurs. En effet, une seule personne pourrait accepter facilement des excuses, mais il est compliqué de s’excuser auprès de 700000habitants. Il faut dire que vous avez ramassé beaucoup d’argent pendant votre premier mandat selon un diplomate occidental. Donc, c’est le moment de renouer avec l’histoire. Aujourd’hui, demain, hier, le général DEGAULLE reste et restera dans les manuels d’histoire. À aujourd’hui, vous avez un collaborateur très cultivé. Celui-ci connaît parfaitement le monde moderne. En plus de son talent littéraire, il est très expérimenté. Ce professeur de français à qui nous avons eu l’occasion de discuter dans les couloirs du lycée communautaire de Ntsaeni est un atout pour le pays. Ce dernier c’est Abdallah sinane. Bref, l’histoire vous observe et chacun doit contribuer à la construction de l’édifice.

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*