Présidentielle 2016 : quand l’échec dans son propre camp fait perdre la raison

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L’élection présidentielle du 21 février prochain promet une belle leçon démocratique et c’est pourquoi certains dérapent, et s’exposent en même temps au ridicule. Qu’est-ce qu’on n’entend pas ici et là ? La haine, le mépris, la détestation s’invitent dans cette campagne et les porteurs de ce virus sont aux abois.

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On ne peut s’empêcher de pencher sur le cas du vice-président magistrat du colonel Azali, Djafar Ahamada Said, qui a échoué la mission que lui avait confié son patron de recruter depuis quelques années des jeunes réunies dans leur fameux mouvement ‘’ AGIR’’. Mais comme cet enfant gâté du colonel aime le pouvoir sans aller le conquérir, s’est vu imposer comme vice-président sans la moindre concertation du parti, ce qui suscite de vives tensions au sein de cette association de soumis.

Un discours haineux qui fait couler beaucoup de salive dans la région. Celui qui a prononcé ces mots, est un novice en politique et ne pourrait prétendre se présenter dans une élection municipale, scandaient partout les militants de Houmed Msaidié. Si aujourd’hui, s’est mis sous l’ombre du colonel, c’est parce qu’il n’a pas la capacité ni la force d’affronter le suffrage universel, répète ce jeune qui connaît mieux les capacités de Houmed en matière d’élection. Comment mépriser quelqu’un qui s’est fait élire dans sa circonscription trois fois députés et qui a réussi à faire élire un député et un conseiller dans sa circonscription en battant les candidats du pouvoir et ce avec les mains vides ? C’est la question que les habitants de Mboudé posent à Djaffar Ahmed.

Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, Houmed possède un fief et c’est dommage qu’on tombe dans ce piège en voulant dénigrer un homme qui n’a jamais abandonné le combat politique avec les hauts et les bas. Les observateurs politiques du pays s’accordent que si Azali aujpourd’hui n’a trouvé de mieux que l’ancien procureur général pour colistier, cela prouve qu’il a échoué politiquement car même à Itsandra, sa ville natale, n’est pas en mesure de faire le plein de voix. Il a devant lui, maître Fahami qui va sans doute le terrasser pour son expérience sur le terrain électoral. Djaffar est rejeté par l’aile dure de la CRC, une réalité que le colonel veut cacher devant les militants. Tout le monde se demande pourquoi lui selon quelques uns très remontés et qui ont boudé les permanences de ce vice-président’’ bébé’’.

En politique, l’amitié est la pire ennemie, d’où ce choix perdant que vient d’opérer Azali en privilégiant l’amitié au détriment de l’intérêt du parti selon les enjeux du moment. Selon ce haut cadre de la CRC qui lâché l’accélérateur après le mépris infligé à Maoulana Charif par Azali et sa garde rapprochée, ‘’ Djaffar aurait intérêt à épouser un profil bat car son passé au tribunal de Moroni a laissé des cicatrices et quand on fait de la politique, il faut être cohérent et ce ne sont pas les insultes à l’égard des hommes politiques aguerris, quelque soit leurs résultats sur le terrain qui les feront reculer devant cette échéance capitale et surtout quand ils disposent de vrais fiefs.

Abdillah Mohamed

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