Présidentielle en Slovénie : Borut Pahor crée la surprise au 1er tour

Selon les résultats donnés par la commission électorale après le dépouillement de 99,91 % des votes, Borut Pahor a obtenu 40 % des voix, contre seulement 35,84 % à l'actuel chef de l'Etat.

L’ancien chef de gouvernement social-démocrate Borut Pahor a créé la surprise en devançant le chef de l’Etat sortant, Danilo Türk (centre gauche), au premier tour de l’élection présidentielle en Slovénie, un pays frappé par la plus grave crise économique de son histoire.

Selon les résultats donnés par la commission électorale après le dépouillement de 99,91 % des votes, Borut Pahor a obtenu 40 % des voix, contre seulement 35,84 % à l’actuel chef de l’Etat. Le candidat soutenu par le parti conservateur au pouvoir, Milan Zver, est crédité de 24,16 % des suffrages. Pour tous les instituts de sondages, Danilo Türk était pourtant donné largement favori de cette élection présidentielle à laquelle 1,7 million de Slovènes étaient appelés à voter.

Dès les premières tendances connues, Borut Pahor, dont le gouvernement avait été renversé à la fin de 2011 par une motion de censure contre sa douloureuse réforme des retraites et du marché du travail, a souligné que son résultat « dépassait largement ses espérances ». « Je crois que le message de ce vote est clair : ensemble, nous pouvons faire plus que ce que nous imaginons », a-t-il déclaré à des journalistes.

« FAIBLE PARTICIPATION »

De son côté, Danilo Türk avait du mal à cacher sa déception, mettant en cause « une faible participation » : selon des chiffres officiels, elle était seulement de 47,68 %, contre 57,7 % au scrutin de 2007. « C’est seulement le premier tour et c’est un avertissement lancé à la classe politique par les électeurs qui sont déçus par notre politique« , a-t-il lancé, tentant de faire contre mauvaise fortune bon cœur. D’ici au deuxième tour, « je vais tout faire pour démontrer les différences conceptuelles entre mon rival et moi », a-t-il ajouté.

Danilo Türk, âgé de 60 ans, ancien professeur de droit qui a travaillé comme diplomate aux Nations unies, est soutenu par le principal parti d’opposition, Slovénie positive, du maire de Ljubljana, Zoran Jankovic (centre gauche). Borut Pahor (49 ans), a l’appui de sa formation, le Parti social-démocrate (SD), mais aussi du petit parti Liste des citoyens, pourtant membre de la coalition conservatrice libérale au pouvoir. Il est vrai que la campagne des trois postulants n’avait pas soulevé un grand intérêt chez les Slovènes, plus préoccupés par le chômage élevé (11,6 % de la population active) et les mesures d’austérité du gouvernement de centre droit de Janez Jansa.

Les principaux syndicats ont appelé pour le 17 novembre à une grande manifestation contre l’austérité, en particulier contre les baisses de salaires des fonctionnaires et les réductions des aides sociales.

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