Prise de fonction du nouveau chef d’Etat major de l’And : Boléro appelle à plus d’unité et de respect des missions

Le nouveau chef d’Etat-major de l’Armée nationale de développement (And), colonel Youssouf Idjihadi, a pris officiellement ses fonctions hier, mardi 23 octobre au camp militaire de Kandani, en présence du directeur de cabinet de la présidence chargé de la Défense nationale. A cet effet, Hamada Madi Bolero, nouvellement promu à ses fonctions, a exprimé sa gratitude à l’endroit du chef de l’Etat pour lui avoir confié la gestion du département de la Défense.

Si le président m’a désigné, c’est pour “concevoir, proposer et exécuter la politique nationale relative à la défense de notre pays”. Le patron de la Défense nationale a tenu à rappeler les “dispositions pertinentes” de la loi portant création, missions, organisation et fonctionnement de l’And à savoir “préparer et d’assurer en tout temps, en toutes circonstances et contre toutes formes d’agression, la sécurité, la défense de la patrie et des intérêts supérieurs de la nation ainsi que la sauvegarde de la population. Elle contribue au maintien de la paix. Elle assure aussi la sûreté publique, le maintien de l’ordre et veille à l’exécution des lois. Elle participe au développement économique et social du pays notamment à la production nationale et la protection de l’environnement ainsi qu’à l’édification du processus démocratique et à la consolidation de l’état de droit”.

S’agissant des composantes de l’armée nationale, Bolero a rappelé que “Ces corps…. constituent une et une seule force, l’And“. Le chargé de la défense a “rappelé “quelques déviations” constatées par rapport aux missions “clairement définies“ et qui ont “suscité un certain malaise et révélé de dysfonctionnements qui auraient pu engendrer l’éclatement des forces de sécurité nationale, au pire, la dislocation de l’Etat“ et créé des suspicions et soulevé des interrogations sévères sur l’utilité de nos forces pourtant nécessaires à la survie de la Nation comorienne”.

“Cette situation inédite au sein des forces armées, fut la raison principale de la manifestation d’un virus identifiable qui est le séparatisme”. Le chargé de la défense compte ne tolérer “aucun dérapage” à ces propos. “Les valeurs républicaines qui nous unissent tous, qui font de nous membres à part entière de la Communauté internationale, sont plus fortes que de petites querelles partisanes ou d’intérêt personnel au détriment de l’intérêt général“, insiste-t-il.

“Ainsi, nous tiendrons pour responsables et traduirons en justice conformément à vos statuts particuliers tout militaire qui tentera de franchir les limites qui vous sont fixés et auxquels vous avez consentis librement“, dit-il à l’endroit des militaires avant de leur rappeler que la loi garantit leurs droits civils et politiques mais fixe simultanément des limites au-delà desquels ils ne peuvent franchir comme évoquer publiquement des questions politiques, mettre en cause une puissance étrangère ou une organisation internationale.

Il précise, en revanche, que “ [… l’Etat est tenu de les protéger contre les menaces et attaques dont ils peuvent être l’objet à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions et de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté…]”. Le directeur de cabinet du président, fixant les responsabilités de chacun dans la bonne marche des affaires de l’Etat, a laissé entendre : “A nous, la conception, la préparation et l’exécution des mesures relatives à la politique nationale définie par le chef de l’Etat. Nous sommes responsables de l’exécution de la politique militaire, de la préparation opérationnelle, de l’administration, du soutien et de la mobilisation de l’Armée”.

Au terme de son propos il a adressé ses “remerciements aux pays amis qui ne cessent d’accompagner nos forces armées dans la formation et dans le soutien logistique”.

Asa

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