“Programme socle” du Cioa et attribution de marchés en dehors du cadre légal : La Nouvelle Opaco monte au créneau

Dans un document d’une soixantaine de pages dont Al-watwan a pu se procurer une copie en version électronique, le cabinet international d’ingénierie du développement côté à la bourse de Paris (Groupe Cioa) propose au chef de l’Etat à travers le secrétaire général du gouvernement, Hamadi Idaroussi, “un programme socle” pour structurer le développement de l’Union des Comores entre 2017 à 2022.

Suite aux déclarations du secrétaire général du gouvernement, sur les ondes de la station Radio Comores Marseille (Rcm13) la semaine dernière concernant le tronçon Maluzini-Mwandzaza ya Mbwani attribué à une société chinoise et l’information qui circule depuis quelques jours faisant état d’un groupe dénommé Cioa qui propose “un programme socle” au gouvernement pour structurer le développement des Comores, la Nouvelle Opaco a publié un communiqué, hier lundi 12 mars, pour attirer l’attention des autorités sur les “violations très graves du processus du dialogue public-privé” et “l’étatisation glissante de l’économie nationale”.

Dans ce communiqué, l’organisation patronale considère que les récentes déclarations du secrétaire général du gouvernement laissent entendre

l’étatisation glissante de l’économie, la mise à mort affichée de l’initiative et de l’entreprenariat privé.

Mais également la destruction conséquente du tissu économique existant, déjà fragilisé par la conjoncture économique du pays, la pression fiscale et douanière et le surendettement des opérateurs économiques auprès des institutions financières.

Consultations élargies

Pour les opérateurs économiques, l’attribution des travaux du tronçon Maluzini-Mwandzaza Mbwani à une société chinoise, plus la convention que le secrétaire général du gouvernement compte ratifier avec le groupe Cioa, sont des

structures économiques mises en place en dehors de la loi.

Ils considèrent que ces “déclarations convoyées” constituent une violation très grave du processus de dialogue Public-Privé lancé en 2017 avec le chef de l’Etat par le secteur privé. Un processus qui mise sur la consultation et la concertation des acteurs publics et privés sur le climat des affaires, les réformes administratives et les pratiques commerciales.

A travers ce communiqué, la Nouvelle Opaco considère que l’étatisation de l’économie est une atteinte grave au pacte qui rallie le secteur privé, le Gouvernement et ses partenaires au développement pour la construction d’une économie prospère, créatrice d’emplois et de richesses pour tous. Elle attire l’attention des autorités que ces

violations ne resteront pas lettre morte car en tant qu’organisation soucieuse de défendre les intérêts du secteur privé, elle se réserve le droit de mener dans les jours qui viennent des consultations élargies avec ses membres et ses partenaires pour dénoncer et avorter cette mise à mort publique annoncée des opérateurs économiques comoriens, qui ne manqueront pas d’éliminer l’initiative privée, d’accroitre le chômage et d’augmenter la précarité du pays.

Le “programme socle” du cabinet international d’ingénierie du développement côté à la bourse de Paris (Groupe Cioa), promet la construction entre 2017 et 2022, des logements et infrastructures routières, le renforcement des institutions, des entreprises locales et création d’entreprises et une gestion économe de l’énergie, en faveur du développement de l’Union des Comores.

Ali Abdou / Alwatwan

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