Quand le colonel Anrifi souhaitait « longue vie » à Azali

Comme chaque président en exercice, Azali était pour Anrifi un objet de dévotion car il était bien conscient que son maintien ou à son poste dépendait du bon vouloir du chef de l’Etat. Nous sommes le 5 juillet 2017. Les préparatifs de la célébration de la fête nationale le lendemain battent leur plein. Populiste qu’il était, le colonel Anrifi se fait interroger par un internaute qu’il a « réquisitionné » pour n’employer que ce terme juridico-militaire. Interrogé sur la fête, il a répondu qu’ils ne vont ménager aucun effort pour satisfaire le chef de l’Etat Azali Assoumani pour qui il devait prier pour « que Dieu le garde en vie encore longtemps ».

Mort la nuit du mardi à mercredi 9 octobre (hier) de suite d’un AVC qui l’avait violemment happé quatre jours plus tôt, le colonel Anrifi a sans doute besoin qu’Azali lui retourne l’ascenseur. Non pas qu’il soit gardé en vie car il est trop tard, mais pour qu’il soit agréé au paradis. Ça sera une rarissime prière en sa faveur, une large partie de la population ne lui souhaitant que l’enfer. Sur le même sujet, lire aussi👉http://www.comores-infos.net/meme-mort-le-colonel-anrifi-se-fait-toujours-maudire-par-la-population/

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