Quand le Directeur de cabinet du Gouverneur de l’ile d’Anjouan, Dr Sounhadj Attoumane est au dessus de la loi !

Dans son discours prononcé à l’occasion de la ide el fitre a Patsy, le 19 aout dernier, le Gouverneur de l’ile autonome d’Anjouan a décidé de suspendre l’application du monopole sur le riz ordinaire à Anjouan pour des raisons vitales, sociales, économiques et sécuritaires. A cette occasion, il a fait l’éloge de la période séparatiste qui a débuté en 1997 en affirmant que l’expérience anjouanaise de 15 années de libéralisme dans l’importation du riz ordinaire avait montré que le système était efficace. Car selon lui, le riz ordinaire n’était jamais en rupture à Anjouan ; ce riz était de meilleure qualité ; le système avait permis l’émergence de nouveaux riches dans le pays ; les recettes publiques issues de la taxe d’importation avaient triplé. Pour preuve, selon le Gouverneur, 900 millions de francs comoriens étaient récupérés dans les comptes bancaires de l’Office Anjouanais de Riz (ORIZAN) le lendemain du débarquement de mars 2008 à Anjouan.

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Le monopole de l’importation du riz a été institué par l’Ordonnance nº 82-001/PR portant création d’un Office national d’importation et de commercialisation du riz (ONICOR). Cette ordonnance dispose dans son article 2 que l’ONICOR a pour vocation d’assurer le monopole de l’Etat en matière d’importation et de commercialisation du riz pour la consommation populaire. L’ article 3 de cette ordonnance signée par le Président Ahmed Abdallah Abderemane le 5 février 1982 dispose également qu’ à compter du 20 février 1982, l’ importation du riz par les particuliers est prohibé, sauf en ce qui concerne le riz de luxe, tel le basmati, ou le riz américain ou thaïlandais avec un pourcentage de brisures ne dépassant pas 5 %.

Bien que les dispositions de cette ordonnances soient claires, le Gouverneur d’ Anjouan décidé d’autoriser le déchargement de toute cargaison de riz ordinaire de bonne qualité et de prix compétitif au port de Mutsamudu.
Interrogé par le journal Al balad sur l’illégalité de cette décision, le Directeur de cabinet du Gouverneur de l’ile d’Anjouan, Dr Sounhadj Attoumane, a déclaré qu’aucune loi n’est au-dessus de la réalité sociale.

Ainsi des dirigeants ce pays violent consciemment la loi et assument publiquement cette infraction.

Mais que fait le vice-président Nourdine Bourhane ? Faut-il lui rappeler que la constitution de l’Union lui donne pour mission notamment de coordonner la mise en œuvre des actions des différents départements ministériels de l’Union à Anjouan, et veiller à la légalité des décisions de l’exécutif de l’île.


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