Quel bilan pour les 100 premiers jours d’Azali Assoumani ?

​Ce dimanche le président Azali Assoumani pressera le cap de 100 jours à la tête de l’État. Que reste-t-il des ses 100 engagements pour ses 100 premiers jours suivant son investitures ? La Gazette/Hzk-presse se lance dans l’exercice périlleux de démêler le vrai du faux et en toute objectivité. (Première partie).

« Les 100 premiers jours suivant mon investiture seront marqués par l’exécution de séries de mesures phares inspirées de mon programme d’actions et visant à imprimer l’autorité de l’État, à restaurer la confiance chez les Comoriens et à amorcer le redressement du pays tant attendu. C’est donc une phase charnière à ne pas manquer ». En parti vrai.

Dès son investiture une série de mesures notamment visant à alléger le quotidien des comoriens ont été prises. Certaines avec succès comme la baisse des prix des produits pétroliers. D’autres sonnent comme du raté à l’image des produits carnés (viande et ailes de poulets) mais surtout les produits halieutiques qui n’ont cessé de flamber. Un échec pour le gouvernement à infléchir les pêcheurs.

« Une structure de gestion technique du dossier Maoré sera mise en place. Un cadre de concertation avec les Gouverneurs des îles sera mis en place. La politique étrangère nationale sera établie ». Échec, la structure n’a pas été mise en place, elle attendra toujours bien que le bureau du Comité maore a été reçu pour la première fois à Beit-salam de l’avis des intéressés.

Plan politique : « un audit généralisé des administrations de l’Union et des îles, des sociétés d’État, des projets de développement et des institutions financières, sera réalisé au plan technique, administratif et financier et des réformes profondes d’assainissement et de redressement seront exécutées, y compris la réforme des horaires de travail, la maîtrise de la masse salariale et la mise en place d’un service accueil – information dans toutes les administrations ». Raté également.Le gouvernement se serait lancé à un licenciement massif des agents, dit-on, recrutés en période électorale. Quant aux mesures assainissement, elles peuvent attendre toujours.

Azali Assoumani
Azali Assoumani

Plan institutionnel : « un système de contrôle permanent des présences au travail sera instauré. Les structures administratives suivantes seront mises en place: Service des Inspections de l’État (SIE) Agence nationale des médicaments et des évacuations sanitaires (ANAMEV), avec comme mission urgente, l’arrêt des importations massives et illicites de médicaments et l’élimination des produits en vente) Office national de communication et des publications (ONCP), Agence Comorienne de la Coopération Internationale, Un organe chargé des relations publiques notamment pour les plaintes des justiciables. Les dossiers sensibles en dormance au niveau de la justice seront réhabilités et activés. Une disposition spéciale sera mise en place au niveau de la justice en vue du règlement définitif des litiges opposant les travailleurs à leurs employeurs ». En partie vrai. Si le ministre d’État ministre de la justice et des administrations publiques a pris bel et bien des mesures pour le contrôle effectif des agents de l’État, les organes cités plus haut sont loin de voir le jour.

Maoulida Mbaé/LGDC 

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*