Quel sens de l’honneur peut on avoir lorsqu’on est indifférent de la souffrance de son peuple ?

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Les Comores en ordre de marche, à en croire les actes d’ordre entrepris par les différentes autorités, bien que l’ordre soit une nécessité absolue, il n’en demeure pas moins que ces actes soient vidés de légalité , dans la mesure ou la force publique intervient sans les procédures habituelles en pareil cas .
Certes la photographie de Moroni n’est pas bonne à voir , mais devons nous avoir l’usage nécessaire que suggère un état de droit .
On ne peut que saluer les mesures prises , néanmoins tout citoyen doit se sentir protégé par le droit ; entendez par là le préambule de notre constitution, celle- ci oblige légalité des droits et des devoirs .
Les destructions des maisons , essence de la misère couplées par la chasse aux petits commerces des rues conséquent à quarante ans de gâchis n’interpellent aucune procédure judiciaire, législative conforme à la société moderne tant évoquée ce dernier temps , ce qui serait le souhait de tous et synonyme de progrès et de concorde sociale .
En interrogeant ces petits malheureux livrés à la rue , on comprend que la pédagogie nécessaire à des telles expulsions n’est pas faite , de ce fait provoque mécontentement et désapprobation, ce qui est en soit compréhensif .
Changer la physionomie des Comores , plus particulièrement la capitale, autrefois belle , aujourd’hui défigurée par les commerces et taudis de la misère suppose le respect de chacun dans ses droits , en l’espèce ce n’est pas le cas .
Ces petits bébés nés dans l’insalubrité, que nous réservons comme sort , ne peuvent êtres les victimes de notre indifférence à leur égard , l’indifférence de leur éducation, de leur bien être pendant que nous continuons à baigner et à puiser notre confort à leur détriment.


Quel sens de l’honneur peut on avoir, lorsqu’on est indifférent de la souffrance de son peuple ?
Ces malheureux poussés par la misère à quitter leur lieu de naissance en quête d’un hypothétique mieux , qui ne viendra jamais à défaut d’objectifs définis.


Qui aurait voulu quitter son village , sa ville pour avoir un bout de pain , obtenu avec dédains.
Quelle explication rationnelle peut on donner à ces déplacements de populations vers la capitale, si ce n’est le résultat de quarante ans d’indifférence à l’égard d’un peuple assujetti par tant de souffrance .
Pourquoi n’a t- on pas créée les conditions nécessaires pour soulager leur misère .
Pourquoi n’a t-on pas penser à des mesures palliatives pour adoucir leur souffrance .
L’autorité doit-elle être exercée avec autoritarisme, ou avec la hauteur que recommande l’exemplarité d’une autorité?
Que sont devenus ces malheureux à partir desquels nous puissions notre confort et les sons des sirènes ?

Daoud Halifa

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