Quelle chance d’avoir le choix de choisir entre trois épidémies!

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Menottée, enchainée mais plus que jamais libre serait-on tenté de dire en parlant de la population Comorienne. Le 10 avril 2016, elle aura l’honneur de choisir son bourreau en optant, soit pour la mort clinique, soit pour la mort lente, douloureuse et certaine, soit pour la mort subite. Dans tous les cas, les conséquences resteront les mêmes à savoir regrets, régression pour finir par l’oubli et l’indifférence.

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Décidément les Comoriens ne sont pas vernis. Ils doivent obligatoirement faire un choix entre la peste, l’Ebola et le choléra autrement dit, Mouigni Baraka Said Soilih, Mohamed Ali Soilih alias Mamadou et Azali Assoumani. Si les politiciens Comoriens étaient tous des juristes, on leur dirait de « jouir » des deniers publics en bon père de famille. Hélas !

Dans ce trio de présidentiables, l’ancien gouverneur de Ngazidja ferait presque pâle figure en terme d’expérience. Pourtant, comme ses deux acolytes, il cache des casseroles et des squelettes derrière ses comptoirs eut égard à sa gestion du pouvoir insulaire. Il a fait du népotisme, son cheval de bataille dès son avènement au trône de la « grande ile » en nommant à tour de bras des proches aux mérites douteuses. Sous son magistère, la chose publique est devenue subitement et comme par magie l’objet de convoitise familiale. Les remplacements intempestifs de fonctionnaires par des alliés ont fini par convaincre le cComorien lambda, que ce Gouverneur n’a d’estime que pour les membres de son cercle vicieux. Finalement, on ne retiendra de son mandat que le mot « Compromis ». Tel un jeune loup aux dents longues, il a le mérite de toujours viser plus haut.

Expérience reste finalement le maître mot du candidat Mamadou avec, en effet une trentaine d’années de responsabilités publiques. Là où le bât blesse, c’est lorsqu’il faut faire le bilan de cette expérience (nocive ?). Catalogué comme un financier hors pair, il a eu le privilège de tenir les finances du pays pendant presque 40 ans pour autant d’années de pauvreté croissante. Un personnage nuisible sans pitié à l’image de l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola. Tel un sniper, il frappe toujours là où on l’attend le moins et fait évidemment le maximum de dégâts. Sinon il faudrait nous expliquer pourquoi tant d’années de responsabilités sans aucune forme d’audition sur son patrimoine que d’aucuns qualifient de colossal même pour un ministre. Autant Mouigni Baraka s’inspire de Mubutu du Zaïre avec son clientélisme politique, autant Mamadou se révèle autodidacte dans l’art de ruiner un pays en un temps-record. Il incarne à lui seul la théorie selon laquelle, aux Comores, vous pouvez avoir un salaire de 200 mille francs, travailler pendant un an et avoir une fortune de 15 ans de travail. En un claquement des doigts en somme ! C’est un candidat qui représente la gabegie. Engager dans un combat qui consiste à éradiquer les Comores, on doit lui reconnaître le mérite de savoir choisir ses compagnons de malfaisances à commencer par le ministre de la terre et du ciel en la personne de Houmed Msaidié.

L’autre ténor n’est autre qu’un revenant à l’image de la maladie du choléra. Il renaît toujours de ses cendres tel un Phoenix reconnu pour faire des dégâts irrémédiables. Des trois voyous de la république, il a eu la chance d’occuper la chaise qu’il lorgne aujourd’hui. A-t-il laissé des souvenirs impérissables en dehors de la ruine pour vouloir en revenir ? Revient-il pour finir son entreprise satanique de destruction massive commencée lors de son premier mandat ? Dans tous les cas, les résultats sont et seront les mêmes que pour ses deux challengers. On peut dire qu’il a livré son pays aux gangsters, aux prostituées, aux malfaiteurs et aux trafiquants. Entre le tournage de vidéos obscènes, l’arrogance de son équipe qui affichait à volonté sa fortune, les déclarations incendiaires et pleines de mépris ( Maoulana Charif), les répressions  illégitimes de l’armée et le destin du pays laissé aux mains de sa femme, on est en droit d’estimer que le colonel a trahi sa population de la façon la plus honteuse. On n’occulte pas ses supposés agissements non patriotiques lors des intrusions inopportunes des mercenaires étrangers. On aura tout vu sous Azali Assoumani. La question est à quelle proportion ?

Med Youssouf

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