Quelle honte !!! Une honte à en mourir …

Opinion libre: Ce matin, les Comores se réveillent abasourdies et hébétées comme en proie à une gueule de bois monumentale.

En effet le pays a été le spectacle d’un événement historique, inouï et inimaginable : comme un seul homme, toutes les populations ont asséné une gifle retentissante au pouvoir en place.

Par son aveuglement politique, sa répression arbitraire criminelle et ses maladresses continuelles, le pouvoir d’Azali a contribué à unifier toutes les franges sociales et politiques et à créer une unanimité massive et agissante contre son référendum illégal.

Jamais dans l’histoire de ce pays, le désaveu d’un pouvoir n’a été aussi massif : villes et villages morts, rues et marchés désertés, magasins fermés, bureaux de vote fermés ou urnes cassées ; partout c’était soit une désaffection générale ou une opposition rageuse pour saboter bureaux de vote ou saccager les urnes, quand ce n’étaient pas les barricades et l’affrontement avec les forces de l’ordre.

Le pouvoir a beau mobiliser toutes les forces de répression, procéder à des arrestations massives préventives, tirer sur les gens, investir les bureaux de vote, arrêter tout ce qui bougeait, le verdict était sans ambages : le référendum est un fiasco total et absolu à se tirer une balle dans la tête pour Azali et tous ses affidés.

Comment peuvent-ils maintenant se regarder dans la glace et se dire qu’ils ont gagné, quand souvent les chefs de bureau de vote, en compagnie des soldats, ont passé leur temps à chasser les mouches ? Combien de bureaux visités par quelques personnes se sont retrouvés avec des centaines de votants Oui, un cas des plus flagrants c’est à Bandrani à Magombeni, fief du gouverneur Salami où les urnes ont été bourrées et où le repris de justice Abou Achiraf dirigeait la répression.

Le pouvoir est la risée du monde entier qui a pu voir sur les réseaux sociaux la réalité de cette sinistre mascarade.

De toutes façons, Azali et les siens ont tellement honte que nul n’a osé manifester hier le moindre éclat de joie ou de liesse, pas le moindre klaxon, pas le moindre hurrah, pas la moindre musique comme si cette « victoire » était plutôt un deuil.

Que faire du cadavre de ce bébé dont personne ne veut ?

Quant au camp des peuples, il faut savourer cette grande victoire à Ndzuwani, Ngazidja et Mwali, ce vaste front contre la dictature, l’illégalité et les tentatives d’abroger les accords de Fomboni du 17 février 2001 et la constitution de 2001.

Le combat doit continuer pour faire annuler ce référendum illégal et vomi par les peuples et engager des vrais pourparlers pour définir des formes institutionnelles qui garantissent les intérêts fondamentaux de chaque île et de l’ensemble des îles.

À Anjouan comme ailleurs, il faut indexer les valets rampants du pouvoir et les faire rentrer dans leur trou et continuer encore et toujours le combat.

On ne peut conclure ce texte sans manifester notre déception et notre colère vis à vis de Habari Za Comores qui s’est tellement rapproché du pouvoir d’Azali au point de devenir une caisse de résonance honteuse, oubliant le rôle qu’il a pu jouer dans la lutte pour la démocratie.

REFERENDUM de la honte, Azali doit démissionner s’il a une once de dignité et d’honneur !!!

Jamais un président n’a été aussi humilié, aussi rejeté : 2 à 5%, voilà la vraie note que les populations lui ont infligé……

« Vaut mieux mourir que d’avoir honte » ;mais pour cela il faut être une personne d’honneur.

À bas Azali et son Azaliland. !

Vive Anjouan dans la plénitude de ses prérogatives !

Vive l’État souverain d’Anjouan !

La voix des Anjouanais en colère
Anli Yachourtu JAFFAR

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