Quelles opportunités pouvons-nous créer pour une jeunesse désœuvrée ?

Discours du Ministre des Affaires Étrangères, Monsieur SOUEF Mohamed El-amine, prononcé ce matin,  à l’hôtel Rétaj (Moroni,) lors de la tenue de la mini-retraite conjointe de validation Undaf 2017.

Excellences,  Honorable Assistance, Mesdames et Messieurs, C’est avec un réel plaisir que nous nous retrouvons aujourd’hui, pour un exercice qui revêt une importance capitale pour nous tous. L’objectif visé par le gouvernement comorien et le Système des Nations Unies pour le Développement à travers un bilan à mi-parcours de la coopération entre l’Union des Comores et le Système des Nations Unies et d’asseoir de nouvelles bases solides pour l’atteinte des Objectifs du Développement Durable.

Au cours de cette rencontre, nous procédons en effet à une rétrospective des actions de l’équipe pays du Système des Nations Unies pour l’année écoulée, et déterminer celles à réaliser pour 2018, suivant les axes convenus, à travers le plan cadre des Nations Unies pour l’aide au développement.

Je voudrais également saluer votre grande disponibilité pour échanger, en vue d’une meilleure collaboration entre les Agences du Système des Nations Unies et le gouvernement comorien, au nom duquel je m’exprime.

Cette initiative nous engage tous, en vue de mieux rentabiliser les efforts des uns et des autres dans le cadre du partenariat qui unit notre pays avec l’ONU. Cette collaboration qui s’est notamment traduite par la conformité des domaines retenus à des objectifs ciblés par la SCAD2, et la mise en place des Groupes de résultats est un gage d’une
concertation permanente que nous jugeons toujours nécessaire et utile.   Mesdames et Messieurs, Soyons pragmatiques et réalistes ! Il ne s’agit pas ici d’imiter tel pays ou copier tel projet réalisé dans telle région. Que pensons-nous à la scolarisation de cette jeunesse ? Quelles opportunités pouvons-nous créer pour une jeunesse désœuvrée ? Que disons-nous de la gestion des déchets qui constituent un problème de développement durable et qui ont un impact négatif sur notre vie quotidienne ? Bref, l’eau, la sécurité alimentaire, la croissance, l’emploi, la santé, la protection sociale, la gouvernance sont autant de facteurs qui nous intéressent dans cet exercice.  Et pour une vraie réussite dans cette dynamique, il est opportun d’insister sur la nécessité de ne pas mélanger les rôles entre l’Etat, le secteur privé, la société civile et les différents partenaires.  Ainsi, il revient à l’Etat de définir les priorités. Quant au rôle joué par la société civile, le secteur privé et les autres partenaires techniques et financiers opérant au pays, leur remarquable travail est sans conteste complémentaire aux efforts engagés, pour répondre aux exigences que dicte le développement socioéconomique de l’Union des Comores et mérite, par conséquent, d’être salué.

Excellences, Mesdames et Messieurs,   Conçu pour appuyer le développement du pays

dans son sens le plus large, et élaboré dans un souci de conformité avec les orientations du gouvernement, déclinées à travers la SCA2D, l’UNDAF représente un cadre  inclusif des diverses composantes et prend en compte des axes stratégiques de la coopération.

Il convient également de relever à ce sujet, que les quatre axes de coopération autour duquel se situent les interventions  actuelles du système des Nations Unies, cadrent parfaitement avec des axes retenus dans la SCA2D et répondent chacun à un objectif précis visé par celle-ci.received_18687068165373043160622461253223044.jpeg

Ainsi, au cours des présentations des différents départements sur les réalisations de l’année, les détails et des précisions nous seront données pour notamment illustrer ce qui aura été l’apport et la contribution nécessaire du Système des Nations Unies, pour promouvoir le bien-être et réaliser le développement durable dans notre pays.

Par ailleurs, si nous reconnaissons cette conformité de l’UNDAF à des objectifs visés par le SCA2D, il est également utile de souligner l’impérieuse nécessité, dans le cadre des étapes prochaines de mise en œuvre de l’UNDAF, de veiller ensemble à ce que l’on travaille sur la manière d’intégrer les nouvelles visions du gouvernement.

Ce cadre d’appui du système des Nations Unies devra être exécuté, tout en s’alignant progressivement dans la nouvelle vision du pays, celle de l’émergence du pays. En vue de travailler dans le sens d’une meilleure prise en compte des priorités du pays, les approches sectorielles nationales doivent, elles aussi converger, en vue de leur recadrage vers la vision d’émergence.

C’est pourquoi, il est à mon sens nécessaire, que dès à présent, partenaires du système des NationsUnies et départements techniques, s’attèlent au travail à faire en amont, pour que la prochaine programmation, intègre entièrement dans les actions à réaliser, ces priorités que vise l’émergence. Et c’est le moment.

La quiétude, la sécurité et la stabilité qui règnent en ce moment dans le pays sont des gages pour la mise en œuvre de ce partenariat. Notre environnement sécuritaire est totalement différent de celui de plusieurs pays dans la région des grands lacs, en Afrique de l’Ouest, voir même en Afrique Australe. Saisissons donc cette opportunité et soyons proactifs.

Excellence, Mesdames et Messieurs, Cet exercice que nous faisons nous offre une autre opportunité, non des moindres, celle d’examiner aussi le cadre, au sein duquel évolue notre coopération.

Je pense essentiellement à la représentation des agences opérant aux Comores, et dont la plupart, pour ne pas dire la majorité, sont basées à l’extérieur du pays.

Pour plus d’efficacité, nous devrons penser et œuvrer progressivement à ce que celles-ci  puissent s’installer dans le pays, et être au contact, chacune dans son domaine respectif, avec la réalité du pays, pour une meilleure appréhension de la situation au quotidien.

Ceci n’est certes pas envisageable, dans l’immédiat, néanmoins, la réflexion doit être lancée pour que cet aspect commence à être  considéré sérieusement.

Excellences,  Mesdames et Messieurs, L’action du système des Nations Unies  dans notre pays, tend à s’intensifier et à se diversifier, avec la multiplication des défis qui se posent à notre monde. Son accompagnement contribue à aider l’Union des Comores à répondre aux exigences qui se posent dans notre société.  C’est l’occasion pour moi, au nom du peuple et du gouvernement comoriens, de saluer cet engagement de votre part au quotidien, à nos côtés, pour que les Objectifs de Développement Durable soient une réalité dans notre pays et concourent à l’émergence de l’Union des Comores.

Vive la Coopération internationale ! Je vous remercie. Ainsi, je déclare ouvert les travaux de votre atelier et vous souhaite pleins succès.

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