Questions orales au gouvernement : Le ministre de l’Intérieur tacle (une fois encore ) la Ceni

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Parlement. Interrogé par le député de Mtsamdu ya Ndzuani, Mohamed Bacar Dossar, sur les partis ou personnalités qui auraient contribué à l’échec du vote de la diaspora, le ministre en charge des Elections a, une fois encore, renvoyé la responsabilité à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

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Les ministres des Sports, des Télécommunications et de l’Intérieur, respectivement Attoumani Ali, Bahiat Massoundi et Houmed Msaidié, se sont collés à la tâche à la deuxième séance des questions orales aux membres du gouvernement, jeudi dernier à l’Assemblée nationale.

Interrogé par le député de Mtsamdu ya Ndzuani, Mohamed Bacar Dossar, sur les partis ou personnalités qui auraient contribué à l’échec du vote de la diaspora, le ministre en charge des Elections a, une fois encore, renvoyé la responsabilité à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

Par rapport à la décision du Coneil international des jeux (Cij) de retirer aux Comores l’organisation des Jeux des îles de l’océan Indien en 2019, le ministre Attoumani Ali a expliqué que le gouvernement s’était pleinement engagé dans le dossier.

«Au départ, nous avons envisagé le déplacement d’un vice-président à La Réunion pour montrer combien nous accordons de l’importance au dossier, mais nous avons finalement opté pour le directeur de cabinet du président. Malheureusement, il est arrivé en retard à la réunion.»  Devant les élus de la Nation, le ministre a ajouté que «même si le directeur de cabinet était arrivé à temps, il n’aurait pas pu prendre part à la discussion, car la rencontre se faisait seulement entre les techniciens».

A son tour, la ministre des Transports et Télécommunications a déclaré qu’elle ne s’était pas préparée à répondre aux questions du député de la dix-neuvième circonscription, Fahmi Saïd Ibrahim. «Honorable député, je ne veux pas me dérober à mes responsabilités, je répondrais à vos questions la semaine prochaine», a-t-elle promis.

Ces questions portaient, entre autres, sur la situation de l’Aéroport Prince Saïd Ibrahim, Comores Télécom, et sur la principale raison de la suspension d’Abiamri Mahamoudou, son ex-patron.

Par rapport à la question de la gestion du port de Mutsamudu – dont   l’argent destiné à l’établissement aurait transité par un compte privé – la ministre a fait savoir qu’il s’agissait «d’une opération exceptionnelle effectuée par la commission du ministère à la veille de l’Aïd Elkabir dans le cadre du contrôle de la masse salariale.»

Selon lui, l’Etablissement public du port autonome de Mutsamudu (Epam) comptabilise quatre cent soixante six agents. Après avoir «rappelé» que cet effectif était de trois cent dix en 2011, selon les archives, en mai 2008, Epam avait cent dix agents, elle a lancé : «Qui dit mieux», s’interroge-t-elle.

Mariata Moussa / Alwatwan

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