Ramadan et fourniture de l’électricité : Les périphéries espéraient mieux que 1 à 2 jours sur 5

Si le distributeur public de l’électricité arrive, en ce début du mois de ramadan, à assurer plus ou moins sa mission première à Moroni, il n’en est pas de même dans les périphéries où la rupture du jeûne s’opère souvent dans le noir. Les cinq premiers jours, Ma-mwe n’a alimenté les régions les plus reculées de la capitale que deux, voire une fois de 17h à 00.

Dans le Hambu les habitants grognent. ‘‘Nous n’avons rompu le jeûne sous la lumière qu’une seule fois’’, témoignent certains d’entre eux. A Washili, Dimani ou encore Hamahame, la situation n’est guère meilleure. «Nous avions cru comprendre que la direction de Ma-mwe allait établir un calendrier de délestages avant ce mois sacré. Mais, il n’en est rien. Certes, il s’agit d’un gouvernement nouvellement installé, mais, il faut, pour ce mois-ci, des efforts particuliers. Comme il l’a fait en prenant ces mesures contre la vie chère», estime Kassim Mohamed.

Au nord de Ngazidja, le colonel Soilih Mohamed a pu y éclairer, durant les quatre premières ruptures, deux fois entre 18h à 23h. La région de Mitsamiouli s’est déjà servie également du courant deux fois dans la journée dans ces premiers jours du Ramadan bien que ça ne dure pas longtemps. Pour certains, on espérait mieux que les délestages durant ce mois vu la dernière conférence tenue par la Ma-mwe.
Dans la région d’Itsandra ya dju, la population peut passer toute une journée sans avoir été bipée, contrairement avant ce mois où la société comorienne de l’électricité éclairait tous les jours à partir de 18h jusqu’à minuit.

Malgré les difficultés que rencontre l’établissement public de courant, un haut technicien de la société a confié que la Ma-mwe entend alimenter les périphéries un jour sur deux d’ici peu de temps.

Nazir Nazi

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