RDC : l’épidémie de fièvre Ebola est terminée

26 novembre 2012

RDC : l’épidémie de fièvre Ebola est terminée

Un médecin étranger s’occupe d’un homme atteint par le virus d’Ebola en RDC, en 2007 ©AFP

LUBUMBASHI (RDCongo) (AFP) – (AFP)

L’épidémie de fièvre Ebola qui avait
été déclarée le 17 août dans le
secteur d’Isiro, dans le nord-est de la République
démocratique du Congo (RDC), a été
déclarée terminée le 23 novembre, après
avoir fait 34 morts, a annoncé lundi le ministre
congolais de la Santé, Félix Kabange Numbi.

Selon le rapport du ministre, 62 cas ont été
enregistrés et aucun nouveau cas n’a été
signalé depuis le 11 octobre en province Orientale.

Dans un rapport précédent, l’Organisation mondiale
de la Santé (OMS) avait fait état de 36
décès.Interrogé sur l’écart de deux
morts, le ministre de la Santé a déclaré
à l’AFP : « Les résultats que je viens de donner
sont ceux qui restent après le toilettage des fichiers
et le croisement des données ».

Lors de ces opérations, « deux décès
attribués à Ebola » se sont
révélés avoir une autre cause que le virus, a
précisé Félix Kabange Numbi, expliquant que
le croisement des données allait durer « une
semaine » et que le bilan général pourrait donc
encore changer.

Le virus Ebola, qui provoque de graves flambées
épidémiques de fièvre hémorragique
virale chez l’homme, a une période d’incubation
comprise entre 2 et 21 jours.L’épidémie avait
été déclarée mi-août mais des
recherches rétrospectives ont permis de découvrir
des cas remontant au mois de mai.

Selon le ministre, 797 personnes ont été suivies
après avoir été en contact avec des malades.Huit membres du personnel médical figurent parmi les victimes.

Le ministère de la Santé, l’OMS, la Croix-Rouge,
l’ONG Médecins sans frontières et le Centre pour
le contrôle et la prévention des maladies
d’Atlanta (Etats-Unis) s’étaient mobilisés
dès l’apparition de la maladie, organisant notamment
des opérations de sensibilisation des populations.

Il n’existe ni traitement ni vaccin contre le virus Ebola qui
tue entre 25 et 90% des malades, selon l’OMS.Le virus se
transmet par contact direct avec le sang, les
sécrétions corporelles (sueur, urine, selles), par
voie sexuelle et manipulation sans précaution de
cadavres contaminés.

La lutte contre cette épidémie s’est heurtée
aux traditions et aux coutumes encourageant la
proximité avec des malades et des défunts, et
également à la crainte des habitants d’être
placés en isolement, qui a poussé de potentiels
malades à fuir en brousse.

En Ouganda voisin, une nouvelle épidémie d’Ebola a
déjà tué deux personnes au nord de Kampala,
un mois après la fin officielle d’une
précédente flambée qui avait fait 17 morts
dans l’ouest.Les analyses avaient alors prouvé que
l’épidémie congolaise n’avait aucun lien avec
l’ougandaise, les souches des virus étant différentes.

Selon le site internet de l’OMS, « le virus est apparu
pour la première fois en 1976 lors de deux
flambées simultanées, à Nzara (Soudan) et
à Yambuku (RDC).Le village congolais atteint se
situait près de la rivière Ebola, qui a donné
son nom à la maladie ».



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