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Rebondissement sur la mort du journaliste Ali Abdou, communiqué du syndicat des journalistes

Un article tiré du site d’informations « National Magazine » publié le 27 février 2021, ayant pour titre : « mort du journaliste Ali Abdou : la famille dénonce un acte criminel »,met en exergue des éléments troublants sur le décès de notre confrère, dont le corps a été retrouvé le 12 décembre dernier, en état de décomposition avancée. 

Alors que la thèse soutenue par le procureur de la république, Mohamed Abdou  allait dans le sens d’une mort naturelle, l’article de notre consœur Hayatte Abdou nous apprend que la famille du premier président du Snjc  « a été privée d’accès au certificat médical, au rapport médical et au rapport d’enquête ». L’on apprend également qu’ « Ali Abdou baignait dans une mare de sang », que « son globe oculaire gauche » était « sorti de son orbite » alors que le procureur, à l’occasion d’une conférence de presse dans son bureau, quelques jours après le drame, avait affirmé que le corps de notre collègue ne comportait aucune blessure. 

Par ailleurs,  il convient de noter que le décès de notre confrère intervient  alors que sa famille se déchirait sur fond de conflit foncier. Le procureur de la République est réputé, selon l’article de notre consœur, « être le bras droit de l’oncle des cousins d’Ali Abdou », qui étaient en conflit ouvert avec le regretté. 

Pour toutes ces raisons, le Syndicat National des Journalistes aux Comores exige l’ouverture immédiate d’une instruction pour élucider les circonstances du décès d’Ali Abdou. En raison de la proximité  avérée du parquetier avec l’un des protagonistes du dossier, le Snjc exige tout naturellement qu’il en soit dessaisi.

Enfin, le Snjc s’insurge contre une enquête expéditive, alors qu’il y a eu mort d’homme.

La Rédaction

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