Réduction des salaires à la Ma-mwé: la CTC dénonce

Suite aux mesures du nouveau directeur général de la société d’eau et d’électricités (Ma-mwé) de réduire les salaires des employés, la Confédération des Travailleurs Comoriens dénonce et appelle au rétablissement des salaires.

Le directeur général de la Ma-mwé a décidé de réduire les salaires des employés jusqu’à 32%. Et cette mesure prise « unilatéralement » ne fait pas l’unanimité au sein de cet établissement public et même la Confédération des Travailleurs Comoriens n’a pas tardé à réagir. La CTC dénonce cette mesure et appelle au tout nouveau patron de la Ma-mwé à revenir sur sa décision qui violerait la convention n°95 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) ratifiée par les Comores.

« Nous demandons l’annulation pure et simple de cette décision illégal, le rétablissement des salaires et l’ouverture des négociations », déclare Chaabani Mohamed, secrétaire national de la principale organisation syndicale du pays. Interrogé par HZK-Presse, ce syndicaliste avance l’hypothèse selon laquelle aucun plan de redressement ne peut réussir sans l’implication des employés. « Comment peut-on réussir un plan de redressement en foulant au pied les droits des employés, en les défiant et en provoquant leur démotivation », poursuit-il.

Dans ce dossier la CTC prône une définition de stratégie de redressement de la Ma-mwé dans la concertation comme ça été dit par le chef de l’Etat lors de son allocution de l’Aïd El Kabir. Dans l’intérêt supérieur de la nation, dans le dialogue et la négociation. Autrement, la Confédération des Travailleurs appellera à une grève à la Ma-mwé.

« Une réduction de 32% dans un contexte de vie chère, c’est suicidaire », avance Chaabani Mohamed. « On ne peut pas faire un redressement en passant par la force. Des travailleurs démotivés, ce ne sont pas des travailleurs sur lesquels on ne peut compter pour redresser la société », ajoute-il.

A noter que le tout nouveau patron de la Ma-Mwe, a décidé d’assainir la situation de quasi faillite dans laquelle est plongée l’entreprise publique, en commençant par réduire son train de vie, y compris une baisse drastique des dépenses salariales, permettant d’économiser quelques 200 millions par an, selon ses prévisions.

Mohamed Youssouf

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