Réduire la pauvreté des masses par l’éducation

Opinion libre:

L’éducation est pour une société donnée ce que est la courroie de distribution pour une voiture . Elle est appelée à être transmise au fil du temps , sa qualité reflète le niveau d’engagement d’un peuple à aller de l’avant ou l’inverse , synonyme de décadence.

Qu’ en est il de notre système éducatif ?
Peut-on parler sincèrement de système éducatif au sens philosophique du terme ?
Malheureusement , c’est par la négation qu’on aurait tendance à répondre à cette question.
L’exposé des faits : lorsqu’on sillonne l’ensemble du pays y comprise la capitale, on est très frappé d’abord par la quasie abscence d’infrastructures scolaires décentes , en dehors de quelques écoles primaires laissées par les colons principalement dans les grandes villes devenues des ruines , pusque à l’époque seules les grandes agglomérations en étaient dotées , quelques unes verront jour plus tard par le truchement de la FADC , aujourd’hui disparue .

Heureusement , les Moudrias oeuvres du président Ali Soilihi qui ,grâce à leur existence permettent cahin-caha à nos adolescents de pouvoir fréquenter ces mourroirs de bâtiments encore debouts , que serions nous devenus d’ailleurs sans eux ,quant on sait que bon nombres d’écoles aujourd’hui sont construites grâce à l’apport des aides communautaires.
Ceci est une brève présentation de la forme .
Quant au fond , c’est la désolation, mais diriez vous le fond et la forme sont liés et vous auriez raison .
Et cela où nous rentrons dans le vif du sujet .
Le lièvre et la tortue , ( rien ne sert de courrir il faut partir à point , mieux encore ( MWENDA HAMBAVPVI TSY IREWE ) .

Cette une expression très Comorienne de nos ancêtres ,malheureusement ignorée, c’est par l’ignorance de celle ci que nos échecs trouvent leurs explications, que ça soit dans nos couples pour nos désirs d’avoir tout et de suite dans le commerce , brefs nous sommes des gens impatients, pour se conformer à l’actualité, la difficulté que rencontre les autorités face aux assises réside dans la précipitation, mais là n’est pas le sujet .

Si l’on veut réellement sortir de la misère, il faudrait commencer par la refonte en profondeur de notre système éducatif, pour se faire , le considérer comme rentrant dans le cadre des grands travaux, le financer par un budget pluriannuel, 50 milliards environ, l’ idée est de dégager 5 milliards par an pendant dix ans pour construire des écoles et lycées avec les équipements sportifs indispensables pour en faire des lieux de vie , cela encouragerait nos enfants, à aimer l’école par la décence des infrastructures, parallèlement, restaurer l’école normale supérieure pour avoir des enseignants de qualité acceptable, ainsi nous préparons l’avenir.

Tous nos maux dont nous souffrons trouvent leurs explications dans l’absence d’enseignement de qualité, en dehors des enfants 《 bien nés 》qui ont la chance de fréquenter les meilleures écoles du monde

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