Référendum aux Comores: la question chiites/sunnites en débat

Les Comoriens s’exprimeront lundi prochain 30 juillet sur leur volonté de voir changer la Constitution du pays lors d’un référendum. Parmi les points importants, un article stipulant que l’islam est la religion d’Etat qui y puise ses règles d’obédience sunnite et ses rites chaféites qui régissent le culte et la vie sociale. Les Comores, très liées à l’Arabie saoudite, ont clairement pris position contre le Qatar et l’Iran à majorité chiite. Certains citoyens suivent pourtant la branche chiite de l’islam. Quelle réaction cet article suscite-t-il ?

Les Comoriens d’obédience chiite sont en minorité dans l’archipel, d’où cette mention dans la Constitution de rites chaféites. Cependant cela ne change rien aux prérogatives de tous les citoyens, assure Mohamed Ismaïl, le porte-parole de la présidence. « Dans tous les pays arabo-musulmans, là où il y a deux islams, le risque de confrontation, le risque de guerre si ce n’est la guerre elle-même, existe. Les Comoriens ont fait leur choix : nous sommes musulmans, nous avons choisi le rite sunnite et ça ne date pas d’aujourd’hui. Si on est contraint d’appliquer l’islam, on devient hypocrite au sens islamique du terme donc on ne peut contraindre personne. Seulement l’application publique, le prosélytisme, cela est interdit. »

Parmi les Comoriens à orientation chiite, on est dubitatif, indique Mohamed Mladjao, une figure connue de la justice du pays : « Ils m’ont retenu quatre jours à la police. Le motif c’est que je suis terroriste. L’arrêté du ministre de l’Intérieur interdisait de pratiquer une religion autre que l’islam chaféite, même dans nos maisons, même dans le privé. Il est soutenu par l’intervention du conseiller de la présidence. Ce conseiller a osé dire : « tous ceux qui ne sont pas chaféites, nous allons les brûler, nous allons les sacrifier ». C’était sous ce régime du président Azali. »

La Cour constitutionnelle avait accordé la liberté de culte au groupe de musulmans chiites sous l’ancien régime. Mais elle n’existe plus depuis trois mois.

RFI

5 commentaires sur Référendum aux Comores: la question chiites/sunnites en débat

  1. ce pouvoir est très dangereux plus que les années des mercenaires le feu Ahmed Abdallah ne parlait pas comme l’animateur Azali qui veut intervenir dans chaque conversation comme quelqu’un qui a bu l’eau des toilettes (mru ya nwa madji ya mchanani ) et c’est lui qui a bu l’eau des toilettes ne s’arrête c’est ce qui arrive à Azali.

  2. Cela montre la stupidité des responsables politiques comoriens actuels. Je rappelle qu’en Arabie saoudite, il y a une minorité de chiite qui represente tout de même près de 2 millions de personnes. Donc le fait de clamer que l’Islam est religion d’Etat à travers le sunnite est un acte politique. Le Gouvernement est sous les ordres de l’Arabie saoudite qui comme certaines fois la France nous guident dans nos actions. L’islam des Comores est spécifique et elle est tolérante. Aujourd’hui certaines personnes comme Azali essaie de la politiser. Aux Comores, en matière de justice, le droit est le même entre un non musulman (par exemple) et un comorien. Mais vous savez qu’en Arabie saoudite, un chiite n’a pas les même droits qu’un sunnite. Et c’est ce modèle que certains religieux comoriens et quelques politiciens veulent nous imposer. Les Comores doivent assumer seul leur religion et non pas chercher à satisfaire bêtement l’Arabie saoudite qui à part la viande de moutons et les livres de coran ne donnent pas grand chose. Le pélèrinage qui était près de 2 500 euros l’année dernière est passé à plus de 3500 euros. Où est l’Aide supposée de ce pays ?

  3. Et ceux qui sont mécréants ? On n’en a pas chez nous au Comores?
    Azali est contre la volonté D’ALLAH Qui si Il voulait nous fairait tous musulmans non ? Et aussi contre le peuple comorien. Qu’il s’attende à la colère D’ALLAH. Qu’Allah le guide.
    Qu’allah libère notre pays de ce mauvais président.
    Aamine

  4. Je pensai que la seule chose qui pourrait entraîner les Comoriens à s’entretuer c’est le Anda mais non pas la pratique de l’Islam dont la majorité pratique avec modération et sans tuer son voisin non pratiquant

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