Référendum du mois de juillet : Hassani Hamadi et son gouvernement écartés des commissions électorales

Le bras de fer engagé par l’exécutif de Ngazidja avec celui de l’Union au sujet du projet de révision de la Constitution n’aura abouti à rien, sinon à son exclusion des commissions électorales. En effet, par l’arrêt N°18 – 001/CS, sorti hier jeudi, la Cour suprême “autorise la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à désigner les 3 membres de la Commission électorale insulaire indépendante (Ceii) de Ngazidja et les 28 représentants financiers des différentes communes de Ngazidja”. Cette décision intervient après que le ministre de l’Intérieur, Mohamed Daoudou, ait saisi la Cour suprême, le 12 mai dernier, pour “carences et objections de certaines institutions sur la mise en place des commissions électorales”.

 

Le gouverneur de l’île de Ngazidja et son commissaire aux Finances ont refusé de désigner, respectivement, les trois représentants devant composer la Ceii et les vingt-huit représentants financiers devant composer la Commission électorale communale indépendante (Ceci), en raison de l’absence du texte portant révision de la Constitution. A la suite du recours introduit par le ministre en charge des Élections, la Cour suprême avait accordé au gouvernorat de l’île de Ngazidja, à travers une lettre adressée à son secrétaire général, samedi 19 mai, un délai de soixante-douze heures pour qu’il se conforme au code électoral en vigueur.

Recours
“Tant que le texte référendaire reste dans l’ombre, la position de l’exécutif de Ngazidja reste inchangée”, martelait le porte-parole de l’exécutif, Issihaka Mdoihoma, mercredi 23 mai dernier, jour où prenait fin le délai de soixante-douze heures accordé. Interrogé sur l’arrêt de la Cour suprême excluant l’exécutif de Ngazidja des commissions électorales, Issihaka Mdoihoma affirme que “ce n’est pas un problème, nous avons nos recours”. Le ministre en charge des Élections nous a confié, hier, qu’il attend que la Ceni communique les personnes désignées pour arrêter la liste des dites commissions. Quant au texte référendaire, objet de la discorde, il répond simplement qu’”il sera publié bientôt, avant le début de la campagne électorale”.
Il a tenu à ce propos à préciser qu’aucun parti politique n’est jusqu’ici autorisé à battre campagne. “Les partis politiques ont saisi la Ceni. Cette dernière n’a pas encore statuée. Des qu’elle l’aura fait, elle nous enverra la liste des partis retenus pour que nous puissions délivrer les autorisations. Tout en sachant que seuls six partis politiques sont officiellement reconnus”, explique-t-il. Mohamed Daoudou devait, hier jeudi, rencontrer le représentant des Nations unies en Union des Comores. Et aujourd’hui vendredi, celui de l’Afrique du Sud. “Le but de ces consultations est d’assurer des élections transparentes, libres et inclusives”, laisse-t-il entendre.

Dayar Salim Darkaoui / Alwatwan

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