Réflexion autour du déroulement des examens nationaux

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Des cadres du ministère de l’éducation nationale, des commissariats à l’éducation des trois îles, des enseignants et des inspecteurs pédagogiques se sont réunis pendant 4 jours pour une réflexion autour des examens nationaux. Le but est de pallier aux nombreux problèmes soulevés chaque année autour desdits examens.

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Ces dernières années, les examens nationaux font l’objet de plusieurs critiques. La sécurisation, la conception jusqu’au déroulement des examens, tout y passe. Pour Said Houssein, doyen de l’inspection générale, la question relative aux examens nationaux aurait due être soulevée depuis plus longtemps :

« Cette réflexion devrait se faire il y a longtemps vu ce qu’on a vécu lors de la dernière session des examens nationaux de 2015. Mais à cause d’un calendrier trop chargé, on était obligé d’attendre jusqu’à aujourd’hui. Notre but est d’améliorer de manière significative les examens nationaux et mettre en place des gardes fous pour changer les choses et ne pas reproduire les mêmes erreurs que les années précédentes », déclare-t-il.

Pendant 4 jours, les enseignants, les inspecteurs pédagogiques, les commissariats des trois iles et le ministère de l’éducation nationale se sont concertés afin de déceler en détail, les failles du système, proposer des solutions et mettre en place les dispositions à prendre pour les examens de la session de 2016.

« Je pense qu’au bout des travaux de groupe qu’on aura mené, on va aboutir à des solutions pour redorer l’image des examens », poursuit-il.

Lors de la première journée de travail, le doyen de l’IGEN a présenté le rapport des examens de la session de 2015, citant les défaillances des acteurs impliqués, allant du ministère jusqu’aux surveillants. Il a également déploré la non-application des textes.

L’observatoire des examens recommande d’effectuer une évaluation de l’organisation et du déroulement des examens après la session, mettre en place la commission de discipline des examens, former les enseignants aux pratiques des évaluations et des notes en cours d’année, procéder à une inspection des sites des examens, réviser et compléter les textes régissant les examens, les diffuser et veiller à leur stricte application, définir un profil pour les jurys, renforcer et réglementer l’accès aux centres es examens et enfin renforcer et sécuriser le dispositif logistique.

« Si l’image des examens nationaux est aujourd’hui terni, c’est à cause de nous. Il est temps qu’on se réveille car si nos examens ne se déroulent pas dans les bonnes conditions, nos diplômes ne seront pas considérés », a conclu le président de l’ONEC.

Mohamed Youssouf / LGDC

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