Réflexion sur le secteur pêche aux Comores

La vice-présidence en charge de la pêche à travers la direction générale des ressources halieutiques, a organisé hier mercredi un atelier national de validation du rapport de l’étude du secteur privé et les filières de la pêche aux Comores.

L’idée est d’améliorer les conditions de développement de tous les maillons des filières halieutiques prioritaires afin de hâter le processus en cours de développement du pays. Le secteur privé et les responsables de la filière pêche aux Comores étaient tous réunis hier matin à Moroni pour valider le rapport sur l’étude du secteur privé et les filières de la pêche aux Comores. Les discussions portaient sur l’analyse et le diagnostic du secteur privé et des filières de la pêche.

Il était aussi question des enjeux et perspectives pour le développement du secteur privé et l’amélioration des filières dans la pêche aux Comores. Cette analyse vise à améliorer les conditions de développement de tous les maillons des filières halieutiques prioritaires. Le secrétaire général de la vice-présidence a parlé du potentiel important que possède le pays en matière d’espace. « Notre Zone Economique Exclusive regorge d’espèces de grande valeur économique encore sous exploitées. Les données disponibles indiquent une exploitation localement forte des ressources démersales près des côtes alors que le potentiel au large est estimé à 6000 tonne/an sur 20 000 tonnes », avance Youssouf Hamadi, le secrétaire général de la vice-présidence en charge de la pêche.

L’analyse du secteur va permettre de lever le voile sur les inconnues du secteur afin d’en faire l’épine dorsale du développement économique du pays. Le secrétaire général en charge de la pêche attire l’attention sur les menaces qui pèsent sur le secteur halieutiques. « Les données météorologiques actuelles indiquent une accélération du réchauffement dans le pays, bien supérieur aux projections et exceptionnellement élevé par rapport à celui des autres régions. La tendance au réchauffement était aux alentours de +0,2° C par décennies alors qu’elle s’accélère brusquement entre 2008 et 2017, avec des valeurs au-delà de 1°C », conclue-t-il.

Mohamed Youssouf / LGDC

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