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Régner par la terreur peut très mal finir

Opinion libre: Le pire est à venir, un véritable danger guette le pays. L’exemple le plus frappant est les mesures indécentes imposées à campagnard. Ne fut-il pas obligé sous la contrainte de renoncer à ses libertés politiques pour avoir la vie sauve ? D’autres comme Mzimba, ne voulant pas subir le même sort d’être enlevé et séquestré par la Gestapo, n’ont eu de salut que d’avoir emboîté le pas. Contrairement à Nadia Tourqui et Archimed qui ont quitté le pays pour ne pas subir le même désagrément. . Évaluons cette situation et l’effet boomerang.

Sauf à ne pas comprendre que tous ceux qui encombrent le pouvoir sont accusés de complot, leur père enlevé, séquestré, torturé, menacé de mort, l’objectif des enfants de campagnard c’est d’obtenir le retour à la maison de leur papa enlevé par la police politique. Sous forme de rançon, ils ont contracté un communiqué à la base de laquelle campagnard doit reconnaître le pouvoir dictatorial d’Azali et s’abstenir de toute action visant à contester le hold-up électoral. Plus grave, on entend les inféodés de la dictature définir la sagesse le fait de se plier lorsque le mal prend le dessus. Qu’un prévenu soit libéré à condition qu’il renonce à l’exercice de ses droits inaliénables à cause desquels il est arrêté cela nous révèle le rôle complémentaire, la connivence et l’interaction d’une justice instrumentalisée pour servir l’autoritarisme politique. Comment peut-on avoir sous nos yeux un communiqué rédigé sous la contrainte et ne pas reconnaître que c’est la rançon qu’il a consenti pour sa libération ?

On dénonce avec véhémence les réactions des Azalistes qui appellent victoire lorsque les opposants sont persécutés et martyrisés. Les arrestations arbitraires sont institutionnalisées pour contraindre tous les dissidents à se soumettre ou de fuir le pays. D’autant que le tyran ne trouve quoi à faire pour son émergence que de pirater nos comptes facebook. Cela se peut dire qu’on se dirige peut être vers une vague d’assassinats qui ciblerait les activistes. Kiki l’a bien dit, «une équipe scientifique est à pied d’œuvre pour établir le rôle que jouent les dissidents émettant de l’extérieur pour déstabiliser le pays ».

Nous ne pouvons que prévenir et prendre à témoin la communauté internationale du danger de cette dictature incandescente. Si on ne prend pas les mesures pour éteindre ce feu avant qu’il n’alimente une guerre civile, il me semble qu’on ne puisse pas maîtriser l’embrasement une fois le vent changera de direction. Ne devrions-nous pas prendre en compte le fait qu’un retour de flamme est toujours assez vif ? Que deviendront les Houmed Msaidié, Daoud Halifa, Msa Ali Djamal, Fatah, Mkatibou qui déploient leurs langues en combustible pour l’extermination de tous les opposants?

Bien évidement, ils savent tous que pour se maintenir au pouvoir Azali continue à projeter des faux complots afin d’écraser les dissidents. Ne doivent- ils pas comprendre que le pouvoir et la richesse gagnés au prix du sang est l’erreur historique qui a valu à notre continent le plus de désastre. Apres Moubarak, Blaise Comparé, Ben Ali, Bouteflika, Omar El Béchir, le sort d’Azali est déjà scellé peu ou prou. Il est sur leurs traces et après avoir atteint le sommet des palmarès pour sa stupidité, il va tomber comme eux d’ici peu.

En somme, jusqu’à quand Azali pense t-il pouvoir nous bastonner par son imposture. Bien évidemment, l’on peut m’objecter que le pays n’est pas en guerre. Dois- je vous rappelez que la guerre civile peut soudainement surgir là où on l’attendait le moins lorsque l’état ou un groupe de personne se légitime par le monopole de la violence. Voir les Comores faire un bond pour se hisser parmi les pires dictatures en Afrique, c’est se demander vers où cette ultra violence faite aux libertés publiques nous embarque t-elle ???

En revanche, puisque toutes les voix pacifiques sont obstruées, combattre cette ultra violence érigée en mode de gouvernance sans faire usage de la violence n’est qu’un élément de langage. D’où cette guerre civile ouvrant sa gueule qui nous effraie extrêmement.

Par Cap Patrie

1 commentaire sur Régner par la terreur peut très mal finir

  1. On se demande « Cap Patrie » alors que la presse Comorienne est contrôle , comment
    on a pu laisser votre publication critiquant le régime .
    Il faut vite vous repentir avant que ça ne soit pas trop tard pour vous .
    Vive l’ union de Comores libre et indépendant .

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