Rencontre du gouverneur de Ngazidja avec la diaspora : Plaidoyer pour la création d’une Maison des Comores en Ile-de-France

Abordant la question de la cherté des billets d’avion, il a déclaré que cela serait dû à la qualité de notre aérogare, plusieurs compagnies aériennes internationales refusant, selon lui, de desservir les Comores pour des raisons de sécurité.

 

Une délégation de la diaspora comorienne en France a été reçue hier matin au Palais de Mrodju par le gouverneur de l’île de Ngazidja, Hassani Hamadi. Selon le porte-parole de la diaspora, Mohamed Saïd Djimbanawo, il était question des difficultés rencontrées au quotidien par les Comoriens vivant en Ile-de-France, notamment le coût exorbitant des billets d’avion.

Cette réunion, qui fait suite à plusieurs échanges entre la diaspora et le cabinet du gouverneur, s’inscrit surtout dans le cadre de la mise en œuvre des engagements de campagne du candidat Hassani Hamadi. La délégation de la diaspora a plaidé auprès du chef de l’exécutif de Ngazidja pour que «les prochains changements soient ressentis par les ressortissants comoriens vivant en France» , dont l’apport pour le développement du pays en général et de Ngazidja en particulier est ‘‘considérable’’.

«Nous avons entamé des démarches pour la création d’un centre socio-culturel franco-comorien en Ile de France, «la Maison des Comores», mais cette démarche nécessite l’intervention des autorités comoriennes. Pour cela, nous vous demandons de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour l’aboutissement de ce dossier», a requis le porte-parole de la diaspora.

Une banque comorienne

A son tour, le gouverneur de Ngazidja a d’abord rappelé que pour le développement harmonieux de l’île de Ngazidja et du pays, l’unité de tous les Comoriens est nécessaire, où qu’ils se trouvent. Il a promis à la diaspora de se rendre prochainement en France, après le pèlerinage, pour entamer les démarches nécessaires à la mise en place de la Maison des Comores.

Abordant la question de la cherté des billets d’avion, il a déclaré que cela serait dû à la qualité de notre aérogare (plusieurs compagnies aériennes internationales refusant, selon lui, de desservir les Comores pour des raisons de sécurité).

Il a enfin demandé à la communauté comorienne de France de réfléchir à la mise en place d’une banque comorienne. «Le quotidien de plusieurs familles comoriennes dépend de vous, vous êtes responsables de tant de jeunes chômeurs qui ne souhaitent pas travailler. Cette culture met à plat notre économie. Pour cela, je vous exhorte à réfléchir à des projets de société pour appuyer le développement socio-économique de notre pays comme vous le faites tous les jours», a dit le gouverneur de Ngazidja.

Par Ali Abdou/Alwatwan 

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