Rentrée universitaire : Les enseignants pas prêts à reprendre le chemin des amphithéâtres

Le secrétaire général, Hassane Youssouf soutient que depuis leur préavis de grève du 14 septembre dernier, aucune de leurs revendications n’aurait été satisfaite. «Les discussions entre le ministère et la direction de l’université n’ont pas encore abouti» a-t-il souligné lors d’une conférence de presse.

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Dans une conférence de presse tenue le samedi 19 septembre à Moroni, le Syndicat national des enseignants de l’université des Comores (Sneuc) a déclaré ne pas être prêt à reprendre le chemin des amphithéâtres ce lundi 21 septembre.

Selon son secrétaire général, Hassane Youssouf, depuis leur préavis de grève du 14 septembre dernier, aucune de leurs revendications n’aurait été satisfaite. «Les discussions entre le ministère et la direction de l’université n’ont pas encore abouti», a-t-il dit.

Et de souligner que les revendications du Sneuc ne se limitent pas au paiement des salaires. «Nous voulons aussi que l’université soit dotée d’une taxe permanente de façon à lui permettre d’assurer ses obligations en matière d’éducation’’.

Le syndicaliste a «rappellé» que «l’université a ouvert ses portes en 2003 avec seulement cinq cent étudiants grâce à une taxe de 50 franc prélevée sur chaque kilo de riz. Aujourd’hui, il n’est pas normal qu’elle comptabilise 12.000 étudiants, sans une taxe lui permettant de garantir son fonctionnement».

Pour le secrétaire général adjoint du syndicat, Mohamed Moumine, le syndicat est disposé à négocier sur la question salariale et le règlement de la «dette de 380 millions de francs du gouvernement envers l’Udc», mais «aucun compromis n’est possible» sur la question de cette taxe. ‘‘Il y va de la survie de l’université» estime-t-il.

A l’en croire, cette ardoise gouvernementale «empêche l’université d’assurer la contribution à la retraite des enseignants et de son personnel». Conséquence : l’établissement accumule une dette de 418 millions de francs auprès de la Caisse de retraite.

«L’Udc est en phase de faillite à cause du gouvernement, et c’est nous qui sommes les premières victimes. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et laisser des gens ruiner nos carrières», a déclaré Hassane Youssouf.

Pour lui, «Il faut un protocole d’accord entre le syndicat, le ministère de l’Education et celui des Finances avant que nous débutions l’année 2015-2016. Sans cela, il n’y aura pas de rentrée le lundi 21 septembre» a-t-il averti.

Par ailleurs, le secrétaire général du syndicat du personnel de l’université, Yahaya Abdoulbak, a déclaré s’être rallié au Sneuc pour exiger le paiement de cette dette par le gouvernement.

Ali Abdou /Alwatwan

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