Restauration : un jeune issu de la diaspora vient d’ouvrir son Fast-food

Après douze ans passés en France, là où il a exercé le métier de restaurateur, le jeune Charkane Alhadhur, originaire de Nyumamilima ya Mbadjini au Sud de Ngazidja, a décidé de regagner le pays pour investir dans le domaine de la restauration. Au Sud de la capitale, près de la station-service Bonzami, ce jeune de la diaspora a ouvert son Fast-food, baptisé “Restaurant Comoco”.

 
Hier mercredi 17 janvier en fin de journée, le promoteur du nouveau restaurant dénommé “Comoco”, a convié la presse dans son siège, situé à Moroni Hamramba près de la station-service Bonzami, pour annoncer l’ouverture de son fast-food.
Il s’agit, selon Charkane Alhadhur, d’un service de restauration rapide qui va proposer, à toute heure, des plats bon marché qui peuvent être consommés sur place ou emportés. Avec ce nouveau projet, ce jeune issu de la diaspora comorienne de France compte rénover le système de restauration habituel, en proposant les nouveaux plats offerts dans les plus grands fast-foods des pays développés.
Pour un début, Charkane Alhadhur compte rester dans la capitale pour le lancement de ses activités. Toutefois, ce jeune de Nyumamilima ya Mbadjini compte élargir ses activités dans les grandes villes des différentes régions de Ngazidja, avant de se lancer dans l’ensemble des îles de l’archipel.

Pour cette ouverture dont l’inauguration officielle a eu lieu, hier dans l’après-midi, il compte employer huit jeunes qui sont tous formés dans le métier de restauration. Il a souligné que ces spécialistes du domaine, ont été recrutés à base d’un appel à candidature lancé à la Maison de l’emploi, en vue de permettre à ceux qui ont suivi les formations du secteur de pouvoir travailler.
Pour l’ouverture de ce nouveau restaurant, cet enfant de la diaspora de France, a mis sur la table plus de 17.000 euros, soit près de 8,5 millions de francs comoriens. Cette somme lui a permis de mettre sur pied son projet.

Un appel à la jeunesse de la diaspora
Il a souligné qu’avec la stabilisation de l’énergie, il est en mesure d’assurer la survie de son nouveau-né du milieu de la restauration. “Le gouvernement a trouvé une solution au problème de l’énergie et cela nous rassure pour nos investissements. Et pour moi, je me suis inspiré des projets de plusieurs jeunes issus des différentes diasporas qui ont investi dans leurs pays respectifs pour monter mon projet et offrir des emplois à la jeunesse comorienne et par la même occasion participer au développement socio-économique de mon pays”, a-t-il déclaré.

Lors de la mise en place de son entreprise, le jeune a fait recours aux services d’un avocat qui lui a garanti tous les documents administratifs et l’enregistrement de son entreprise.

Selon lui, chaque employeur du restaurant Comoco a été recruté à la base d’un contrat renouvelable qui définit les heures de travail de chacun, les heures de repos ainsi que toutes les conditions qui le lient avec le restaurant.

Cela fait partie du contrat “pour éviter les absences dont les justifications seraient les décès d’un proche ou d’un membre de la famille, un obstacle qui a fait échouer plusieurs projets avant qu’ils voient le jour”.
“Je lance un appel à mes frères de la diaspora pour les interpeller que ce pays n’attend que nous. L’Etat ne peut pas tout offrir à la population, et il est de notre devoir, que chacun apporte sa contribution pour la lutte contre le chômage des jeunes, en créant des sociétés qui offriront des emplois à la jeunesse”, a-t-il clamé. 

Ali Abdou / Alwatwan 

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