Retrait du représentant du Conseil de Ndzuani du Cpan : Un groupe de conseillers prévoit d’en désigner un nouveau

Lundi dernier lors de la cérémonie d’investiture des membres du Comité de pilotage des assises nationales (Cpan), présidée par le chef de l’Etat, le représentant du conseil de l’île de Ndzuani, Dar-swafa, n’y avait pas pris part. La cause ? Le président du parlement insulaire, Ibrahim Mohamed, par le biais d’une lettre a informé le président du Mouvement du 11 août de sa décision de “retirer son représentant du Cpan” citant notamment “l’absence de garantie d’assises inclusives et transparentes”. Aujourd’hui, certains membres du conseil de l’île jugent illégale la décision d’Ibrahim Mohamed. Lors d’une rencontre avec la presse, ils ont dénoncé “une décision unilatérale”. Ainsi, “nous informons les Comoriens et la communauté internationale qu’une décision du président ne peut annuler une délibération. Dans les heures suivantes, nous, le Collectif des conseillers, désignerons un autre représentant du Conseil pour l’intérêt général de ce pays” a déclaré Saïd Omar Sidi, l’un des quatre élus qui ont tenu à réagir.
 
Des membres du Conseil de l’île de Ndzuani jugent illégale la décision du président de l’institution, Ibrahim Mohamed, de retirer son représentant du Comité de pilotage des assises nationales (Cpan). Ils l’ont fait savoir au cours d’une rencontre avec la presse avant-hier mardi au siège de la Coordination de l’Union à Ndzuani.
     
    Nous sommes ici pour dénoncer la décision unilatérale du président du Conseil de l’île et ses manipulateurs [sic] sur le retrait du représentant du Conseil du Comité de pilotage des assises nationales. Nous informons les Comoriens et la communauté internationale qu’une décision du président ne peut annuler une délibération. Dans les heures suivantes, nous, le Collectif des conseillers, désignerons un autre représentant du Conseil pour l’intérêt général de ce pays, a déclaré Saïd Omar Sidi, l’un des quatre élus qui ont tenu à réagir. 

Pour rappel, Ibrahim Mohamed a écrit au président de la République le 11 novembre dernier pour l’informer que le Conseil de l’île de Ndzuani “retire son représentant du Comité de pilotage des assises”, en raison selon toujours le courrier d’”une représentation disproportionnée des entités insulaires par rapport aux autres composantes” en son sein, et de “l’absence de garantie d’assises inclusives et transparentes”.
Le conseiller Saïd Ali Abdouroihim, ce représentant que le président Ibrahim vient de rappeler à la maison, a été choisi par “vote au tirage au sort consenti à l’unanimité des conseillers présents”, le 23 octobre dernier, “après un parfait consensus des trois candidats” aspirants, à savoir  Mohamed Abdou el-Magd, Rakib Ahmed Abdallah et lui-même.
Ceci d’après le “procès-verbal relatif à la désignation d’un conseiller représentant le Conseil de l’île au Comité de pilotage sur les assises nationales”, signé par Kazadi Noudia, le “transcripteur de débats”.
A la question donc de savoir si le patron de Dar-soifa était dans son droit de décider unilatéralement de ce retrait, Mohamed Satrou, le conseiller juridique du Conseil, pense qu’ “il ne fallait pas le faire, en effet”, mais qu’il comprend qu’il s’agit là d’”une décision davantage politique que juridique”.

Par rapport à la désignation prochaine d’un autre représentant par le groupe des conseillers, il répond ainsi à côté, et par une question :
     
    est-ce que c’est le premier représentant qui n’a plus la confiance du Conseil, ou est-ce que le Conseil ne veut tout simplement pas être représenté au Comité de pilotage… ?. 
 
Cette question reste en suspens pour le moment. Il faut enfin dire qu’Abdouroihim lui-même semble un peu perdu dans cette histoire. Il avoue avoir été pris de court par son patron, soutenant que la décision du président du Conseil l’a trouvé à Moroni, en attente de la cérémonie d’investiture du Comité de pilotage, et qu’il s’y est soumis, non sans en parler à quelques conseillers à Ndzuani.
“Je l’ai appris alors que je me trouvais à Moroni. J’ai appelé des camarades conseillers pour leur demander s’ils en avaient parlé ensemble, mais ils m’ont  dit que ce n’était pas le cas… moi je ne pouvais que me soumettre à la décision du président”, a-t-il confié à Al-watwan, hier mercredi. 

Sardou Moussa/ Alwatwan 

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