Rohff vient d’être renvoyé devant le tribunal pour l’agression d’un vendeur de vêtements de son rival, Booba

Le rappeur vient d’être renvoyé devant le tribunal pour l’agression d’un vendeur de la chaîne de vêtements de son rival, Booba.

C’est l’histoire d’une rivalité artistique qui a dérapé… Le rappeur Rohff vient d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits de « violences aggravées » commises le 21 avril 2014, rue de la Ferronnerie, dans le Ier arrondissement de Paris. Au cours de son procès, dont la date n’a pas encore été fixée, Rohff, 38 ans — de son vrai nom Housni Mkouboi —, sera jugé aux côtés d’un de ses gardes du corps, complice présumé de cette agression d’une extrême violence. Le jour des faits, vers 18 heures, deux employés de la boutique Unkut — la marque de vêtements développée par son ennemi juré, le rappeur Booba — voient débarquer Rohff à moto, entouré d’une dizaine d’acolytes. Après avoir fait mine de vouloir parler à l’un des vendeurs, le rappeur, d’origine comorienne (né à Madagascar) et père de quatre enfants, le frappe au visage avec un poing américain. La victime tente de s’échapper avant d’être rattrapée par le rappeur, adepte de boxe. La suite est une série de coups de poing et de pied, portés à la tête et sur le corps, alors que le vendeur se trouve déjà au sol. Inconsciente, la victime est encore frappée au visage par son agresseur qui s’acharne. La scène, d’une durée de quarante-cinq secondes, est entièrement filmée par les caméras de vidéo-surveillance des lieux.

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Dans le même temps, la boutique est le théâtre d’un saccage en règle. Les agresseurs prennent rapidement la fuite, laissant derrière eux le vendeur, gisant dans une mare de sang. Placé en réanimation à l’hôpital Beaujon à Clichy (Hauts-de-Seine), l’employé, étudiant en bac pro, est entendu au lendemain des faits et désigne Rohff comme son principal agresseur. La vidéo des faits est très vite diffusée sur les réseaux sociaux et le rappeur décide de se livrer à la police.

Rohff a « un fonctionnement de personnalité narcissique, dans un contexte mégalomaniaque à structuration nettement paranoïaque », selon le psychiatre

En garde à vue, il a tenté de se dédouaner en expliquant qu’une rivalité notoire persistait, depuis 2008, entre lui et Booba et que tous deux alimentaient ce « rap-game » (NDLR : une compétition entre rappeurs) pour faire du buzz sur les réseaux sociaux. L’auteur présumé des faits a également affirmé n’avoir porté qu’une « grande baffle » à la victime avant qu’elle ne soit frappée par des « fans » qui l’avaient suivi dans la boutique.

Une version mise à mal par le visionnage de la vidéo de l’agression. Rohff finit par reconnaître avoir frappé la victime à coups de pied et de poing, mais jamais « au visage », et sans avoir eu l’impression de lui avoir fait mal car n’ayant porté aucun « coup dur »… Il s’est aussi justifié en arguant que la victime l’avait provoqué, en lui parlant sur « un ton hautain ». Placé en détention provisoire pendant deux mois, Rohff a été examiné par un expert psychiatrique qui a relevé chez lui « un fonctionnement de personnalité narcissique, dans un contexte mégalomaniaque à structuration nettement paranoïaque ».

Sollicités, l’avocat de Rohff, Me Malika Ibazatene, et ceux de son coprévenu, Mes Yassine Yakouti et Karim Morand- Lahouazi, n’ont pas « souhaité s’exprimer ».

Leparisien.fr

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