RUPTURE des Relations diplomatiques entre l’IRAN et les COMORES.

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Suite à la crise politique qui oppose l’Iran et l’Arabie Saoudite après la dégradation de l’ambassade de ce dernier à Téhéran par des manifestants iraniens en colère, les Comores ont fait une geste de complaisance en signe de soutient indéfectible envers l’Arabie saoudite en rompant à leurs tours toutes ses relations diplomatiques avec l’Iran.

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Par cette malheureuse décision, on arrive à comprendre combien est l’ÉTROITESSE d’ESPRIT de nos dirigeants et combien ont-ils une MANQUE de MATURITÉ. Car soit-elle, la politique n’est pas une matière de TATONNEMENTS, elle relève d’une réflexion de continuité et d’une action de conséquences dans la durée qui va au delà d’un simple mandat d’un MINISTRE-des-affaires-étrangères-AMATEUR. C’est désolant.

C’est comme on dit souvent, en période de campagne, quand les politiciens n’ont rien à proposer sur les problèmes concrets qui frappent la société, ils surfent sur la peur pour berner le peuple sensé ignorer leur incompétence. C’est exactement ce que nous traversons aujourd’hui aux Comores. Car en réponse à ceux qui pensent que les Comores ont besoin de plus de mosquées, des imams et des dattes saoudiennes sous-couvert de défendre le sounnisme, ils se leurrent car les besoins des comoriens aujourd’hui est d’abord MATÉRIEL, et en terme plus élégant « économique ». Faire dire que c’est autre chose n’est qu’un déni volontaire à vouloir soulager les ventres affamés par un opium de prière.

Penser que le problème qui frappe les comoriens aujourd’hui est d’ordre religieux c’est toujours croire que notre peuple fera malheureusement le choix de l’idiot qui regarde le doigt du sage quand celui-ci pointe le soleil et au bon profit des politiciens qui croient n’avoir rien à prouver tant que cette ignorance du peuple comorien persiste et arrange.

La tristesse d’aujourd’hui, c’est de se mêler des choses qui ne nous concernent pas pour des profits qui ne vont pas au peuple. À titre de rappel pour ceux qui surfent sur les différences religieuses, le Wahabism saoudien n’est pas mieux que le Chiisme iranien. Mais pour quel utilité nos représentants se fourrent dans des débats pareils qui ne nous concernent ni de prêt ni de loin. Depuis quand l’amitié entre deux pays est basée sur le fait de prier vers la même direction? Et bien ignorant que nous somme, ce n’est pas par pure fantaisie que la France nous piétine depuis plus d’un siècle, elle est chrétienne, pourtant envers elle, on porte allégeance comme le fait si bien Said Hilal sans pudeur et on s’incline comme le font d’habitude nos politiciens de métier de CRC UPDC et consorts.

Et bien la définition de l’amitié entre deux pays si elle est d’ordre historique, elle est aussi stratégique c’est à dire à découvert, une amitié d’intéret. Reste à savoir après si la diplomatie qui va avec elle sert à faire semblant de donner une poignée de main tout en en arrachant ce qu’on a besoin comme le fond les grands-puissances ou en étalant cette même main juste après pour recevoir comme le fond les pays pauvres comme le notre. Penser que la diplomatie sert à rester derrière un autre pays à cause d’un souper d’un seul soir, résulte de l’amateurisme diplomatique. Et c’est désolant qu’on puisse trouver malgré nos différences politiques internes, des idées d’une telle étroitesse d’esprit prévalant sur l’interét général PERMANENT des comoriens. Deux pays amis ne prient peut être pas forcément dans la même direction mais dinent souvent dans la même table. Reste à savoir qui d’entre les deux paye la note.

Cette position va à ces bons entendeurs, pris par vent de la campagne présidentielle, cette jeunesse délaissée, ces cadres corrompus ou nos intellectuels déroutés qui ignorent que si l’avenir d’un politicien ou personnel se jouent actuellement sur une période de campagne, celui du peuple se jouent bien au delà, après les élections.

N. ANSOIR

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