Saïd Larifou en terrain conquis à Nkurani ya Sima

Les orateurs du meeting de Saïd Larifou, à Nkurani ya Sima, ont fait le constat selon lequel la région de Mbadjini, la plus grande des îles Comores, n’a jamais eu la chance de voir l’un de ses enfants à la tête du pays. Ainsi, les participants ont promis d’accorder leurs voix au candidat Larifou et prient pour qu’il soit le premier enfant de la région à présider aux destinées du pays.

Le candidat Saïd Larifou a tenu le premier meeting dans sa région natale le mardi 12 mars à Nkurani ya Sima, considérée comme l’une des villes stratégiques et grand réservoir de voix de la région de Mbadjini.
Des habitants de la zone, dans une ambiance festive, ont exprimé «un amour sans condition» au fondateur du parti Ridja, l’un des candidats natifs de la région qui briguent la magistrature suprême.
Le notable Hadji Ali a rappelé au candidat Saïd Larifou que la ville de Nkurani a toujours été derrière l’avocat pendant tous ses combats électoraux. Sur les 8.000 électeurs de la ville de Nkurani, l’orateur a rassuré au candidat que «les 7.000 voix seront réservées à Larifou» le 24 mars prochain. «Nous allons voter pour vous. Nous voulons vous offrir les clés du palais présidentiel de Beit-Salam, et permettre à un enfant de la région d’entrer dans l’histoire des Comores indépendantes», a clamé le notable, appelant la ville de Fumbuni, où est originaire le candidat, à faire autant.
Selon lui, «à chaque fois que la région de Mbadjini tente de placer l’un de ses fils en tête, c’est toujours cette même ville de Fumbuni qui coupe court à ses ambitions». «Et si le 24 mars, nous faisons ce qu’on a l’habitude de faire, on vous (les habitants de Fumbuni et de Mbadjini, Ndlr) demande de nous emboiter le pas pour accorder à notre région sa première chance de voir l’un de ses fils à la tête du pays», déclare-t-il. Pour sa part, Paster Saïd a rappelé au candidat Ridja que Nkurani ya Sima a toujours accompagné les fils de la région dans les différents scrutins, mais au final, ces enfants n’ont jamais eu de retour. Et il espère que ça ne sera pas le cas avec lui, et que «la ville de Nkurani récoltera ce qu’elle a semé».
À son tour le candidat Saïd Larifou a indiqué que sa candidature est motivée par «les multiples cris d’alarmes de la population comorienne en général, celle de Mbadjini en particulier», qui exprime «le désarroi d’un peuple à bout de souffle». Le candidat a tenu à rappeler qu’il a pris part aux Assises nationales pour, dit-il, voir comment changer la donne. «Aujourd’hui, nous sommes arrivés à ces élections, et c’est à vous, peuple comorien de démontrer, que vos cris d’alarmes étaient réels, en me choisissant président de l’Union des Comores, à parti du 26 mai 2019», a-t-il déclaré.
Saïd Larifou a expliqué que sa candidature est «celle de la jeunesse comorienne avec un programme ambitieux qui favorisera son épanouissement». L’enfant de Mbadjini est revenu sur son projet d’ouverture d’une université des métiers qui formera 24.000 jeunes comoriens avec des opportunités d’embauche dès la fin du cursus académique de deux ans. Le candidat soutenu par le parti Ridja soutient qu’une fois élu à la magistrature suprême, la ville de Nkurani aura son lycée public et son centre d’examens pour mettre fin au calvaire de plus de 500 jeunes souhaitant se rendre dans les lieux d’examens éloignés de la ville.

Ali Abdou/LGDC

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