Saïd Larifou, l’exemple parfait d’un intellectuel à la dérive

Quel gâchis ! Longtemps incarné le visage de l’intellectualisme moderne, il a abandonné le navire avant qu’il ne soit atteint le cap de bonne Espérance. Honnête, est celui qui reste fidèle à ses principes sachant que vaut mieux avoir raison toute seule que d’avoir eu tort avec tout le monde. Déception , voilà le mot qui revient avec insistance quant aux choix délibéré de se rallier au système qu’il a toujours combattu depuis la nuit de temps.

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Réfutant tout principe de porter un jugement de valeur quand à ses motivations de soutenir l’argentier du pays sachant que c’est l’un des magies de la démocratie cependant le timing nous interpelle. En calmant haut et fort que l’une des raisons qui lui ont poussé à se rallier à Mamadou, c’est par ce qu’il a été emprisonné par les ex-présidents de la République dont je cite Assoumani Azali et Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, je me dis à quel point le ridicule ne tue pas.

Venant d’un juriste de carriere, je me sens insulté en tant qu’étudiant en formation dans le domaine. Il me semble qu’il est le mieux placé pour savoir que lorsqu’il a été emprisonné pendant le Régime d’Azali, c’était Msaidié (toujours présent dans les trucs pas jolis) l’actuel colistier de Mamadou qui été ministre de la défense de ce ladite régime. Sous la présidence de Sambi, lorsqu’il a été humilié à Hahaya, ce même Mamadou dont il a prêté allégeance était l’un des décideurs de Beit -Salam.

Comment osez- vous nous prendre pour des gens que nous ne sommes pas en avançant des arguments si ridicule que débile ? Votre choix de soutenir Mamadou, on le respecte sans équivoque toutefois nous refusons qu’on soit considéré pour des gens que nous ne sommes pas. Dans l’autre bout du monde, c’est carrément un film comédie qui se profile. En voyant un Mzé Soulé Elbak et Abdoulwahab pourtant des anciens présidents de la Grande Comores qui n’arrivent pas à rassembler 4000 voix les deux associés, on ne peut que conclure que les élections de 2016 a été l’année où les actes de décès d’Abdoulwahab, Elbak ou encore Saïd Larifou ont été prononcé dans l’échiquier politique national.

(Mes condoléances aux familles politiques éprouvées). Je ne saurai finir sans une pensée à Mon Général Ali Amir Salim, l’homme à lui seul qui symbolise le visage de l’armée de mon seigneur. Vous aviez perdu une bataille mais vous avez décidé d’abandonner carrément la Guerre. Nous avons en vous Général, l’image d’une personne qui a apporté la paix dans notre pays mais qui a complètement craqué à la fin et votre soutient à Mamadou en est le triste exemple. Enfin, un mot sur la Fameuse jeunesse Mamadou qui sillonne le web, avec leur fameux Hashtag #Ngena_Vu , je ne me permettrai de vous qualifier comme étant les voyous de demain comme on le voit dans les réseaux sociaux , toutefois , vous avez une responsabilité énorme quant aux années noires que le pays risque de connaitre avec Mamadou comme Président .

Aient une pensée au pays que nous chérissons tous avant de penser à vos petits intérêts personnels.

Dans un mois, nous avons rendez vous avec l’histoire.. Entre le Cholera, la Peste et Ebola. Choisissez le moins mauvais car il y a un qui n’a ni vaccin ni antidote #Ngena_Vu .

Yassine Ahamada

1 commentaire sur Saïd Larifou, l’exemple parfait d’un intellectuel à la dérive

  1. Monsieur Yassine AHamada, je salue votre commentaire et j’espère qu’en finissant vos études, vous ferez partie des intellectuels que ce pays attend et que vous rayonnerez dans le monde parmi d’autres.

    En tant que simple citoyen, je partage ta conception de la situation actuelle.
    L’espoir qu’apportaient Maître Larifou et Général Salim s’est envolé en éclat: c’est un échec de toute une génération.
    Mon dieu, ils se mesurent aux autres candidats à leurs âges avec le temps qu’ils ont devant eux.
    la véritable différence entre les autres candidats et la bande à Larifou, c’est les fonctions occupées et nous attendons demain la nomination de ce dernier pour voir enfin ses compétences ce que je m’en doute.

    nous constatons son ralliement a brisé l’alternative politique.
    Le peuple est arrivé à ne plus vraiment distinguer le vrai du faux.
    les comoriens punis par la démagogie politicienne ne se pensent plus en acteurs de leur destin et en garant de l’avenir des Comores mais en vaincus d’une existence qui leur échappe.
    voter, c’est un droit pour un pays de droit.

    Merci

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