« Salim accuse le Ministre Said Ali Said Chaihane d’être responsable des forfaitures d’un comptable… »

Opinion libre

J’ai décidé de réagir par rapport au détournement supposé des dizaines de millions par le comptable de la caisse de retraite parce que je voudrais relever le débat du niveau de la cheville à un niveau beaucoup plus élevé. J’estime qu’un sujet d’ordre national mérite d’être débattu sans passion en faisant appel à toutes les disciplines. L’espace facebook , quand il s’agit d’un sujet d’une si grande gravité comme c’est le cas doit servir d’espace de réflexion profonde, sérieuse, soutenue par des arguments convaincants et des preuves résistant à toutes contradictions . 

En lisant le post de Monsieur Mohamed Salim concernant le comptable de la caisse de retraite je me demande si l’auteur n’a pas fait montre d’une très grande légèreté dans l’appréciation des faits et la désignation des coupables. On dirait que Salim n’a aucune once de droit et ne réagit que par rapport à ses amours au détriment de la raison. Quelqu’un a dit un jour : « la raison est hellène et l’émotion est nègre ». Monsieur Salim donne-t-il raison à cette affirmation ? Le corollaire du raisonnement est le suivant : le tribunal pénal devra, d’après Salim, condamner le coupable, ses parents parce qu’ils l’ont mis au monde, ses voisins parce qu’ils l’ont vu naitre et grandir, ces covillageois par ce qu’ils l’ont accompagné dans sa vie et tous les habitants de son île parce qu’il y a grandi. Comment ne pas tenir ce raisonnement alors que Salim accuse le Ministre Said Ali Said Chaihane d’être responsable des forfaitures d’un comptable parce qu’il l’a nommé et parce qu’il est du même village que lui ? Quel amalgame ! Quelle méconnaissance du droit, de la raison et du bon sens ! Depuis le 13 ème siècle le droit pénal a introduit la personnalisation de la peine. Cela dit, je voudrais poser dix questions à Monsieur Salim et à ceux qui relaient son article croyant atteindre un Ministre qui s’acquitte royalement des missions qui lui ont été confiées par le Président de la République.

1. Quel est le responsable hiérarchique du comptable de la caisse de retraite ?

2. Qui est sensé superviser et contrôler les missions de ce comptable ?

3. Pourquoi une somme si faramineuse n’a pas été versée à la Banque ? 

4. Pourquoi les supérieurs hiérarchiques de ce comptable ne se sont-ils pas rendus compte de ce non versement ? 

5. Où se situe la responsabilité du Ministre des finances dans ce cas d’espèce ?

6. Comment expliquer cette promptitude à salir et à accuser un Ministre à travers les agissements d’un agent sous les ordres d’une institution autonome ?

7. Pourquoi ne pas relever la légèreté qui, somme toute, caractérise le fonctionnement de la caisse de retraite ? Parce que s’il y avait une rigueur et une vigilance accrues une telle forfaiture ne devait pas se produire.

8. Dans ce cas d’espèce, qui est coupable et qui est responsable ?

9. Qu’attend un Ministre des Directeurs des institutions et établissements sous sa tutelle ? N’est-ce pas des rapports ? A la diligence de qui ?

10. N’est-ce pas hasardeux et intellectuellement malhonnête de tirer des conclusions sur une affaire dont l’instruction est en cours ?

Ahmed Halidi 
Ahmed Halidi 

Je demande à Monsieur Salim de répondre à ces questions en suivant l’ordre car il a une importance. Pour finir je dois dire qu’aujourd’hui j’ai compris le sens de la fable de la Fontaine le loup et l’agneau mais tout en inversant les rôles.

Ahmed Halidi 

1 commentaire sur « Salim accuse le Ministre Said Ali Said Chaihane d’être responsable des forfaitures d’un comptable… »

  1. Le débat est ouvert dans un climat appréciable.
    Lisant cet article, j’ai compris que nous, comoriens, avons l’habitude de réagir rapidement sans tenir compte les responsabilités des uns et des autres. Je me rappel qu’à l’époque AZALI 1 Son Excellence Monsieur Maoulana Charif était Ministre des Finances et il a nommé un receveur d’origine Oichilien mais j’ignore son village exactement. Ce dernier a passé des mois en prison pour un cas similaire à cet article. Je demande à Salim Mohamed si le parquet de cette époque a entendu le Ministre des Finance. Sauf si le monde juridique a changé car la Technologie évolue vite.
    Cet article m’a aussi changé d’avis sur mon point de vue des Assises. J’étais contre pour multiples raisons: mais aujourd’hui nous sommes tous appelés à prendre nos responsabilités selon telles accusations. Je ne saurai pas la vérité sans telles interrogations. Posons les problématiques tels qu’il faut, nous aurons les réponses que nous souhaitons

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