Salimou Mohamed Amiri met en garde contre un retour du séparatisme

Amri

Le général Salimou Mohamed Amiri met en garde contre le retour du séparatisme. En conférence de presse, hier lundi à Moroni, l’ancien chef de l’armée comorienne qui avait conduit ses hommes en 2008 pour libérer Anjouan des griffes séparatistes avant de tomber en disgrâce quelques temps après, revient sur cet évènement, quelques jours après la 7e célébration de cette libération.

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Sept ans après « l’opération démocratie » à Anjouan, le général Salimou Mohamed Amiri, qui conduisait à l’époque les opérations, revient sur cet épisode. Il s’est exprimé devant les journalistes qu’il a conviés en conférence de presse, hier lundi à Moroni.

L’ancien chef d’état-major de l’armée nationale de développement (AND) a énuméré l’apport de ce débarquement militaire, soit la restauration de l’intégrité du territoire, le retour de l’unité du pays, la cohésion, le patriotisme.

Des valeurs auparavant menacées par des « relents séparatistes » qui refont surface depuis quelques temps. A l’entendre, la réapparition soudaine de l’« insularité » dans les discours entendus ici et là fait craindre le retour du pays aux années noires.

« Et c’est là où le rôle de la sentinelle trouve sa nécessité car nous devons prévenir contre ce danger qui nous guette », a-t-il fait savoir. « Il n’y a pas pire que de propager à travers les médias, des petites idées séparatistes… des propos qui constituent une menace pour l’unité du pays ». Selon lui, le pays n’a pas les moyens de s’engager dans une autre guerre.

Salimou M. Amiri a insisté sur la nécessité d’instaurer le « devoir de mémoire » en disant : « La grandeur d’un pays, c’est quand il reconnait le droit de chaque citoyen, sans distinction aucune », a-t-il dit-il.

Interrogé sur l’intégration des anciens séparatistes dans l’armée et dans la vie politique, l’ancien chef militaire a dit s’y être opposé : « Intégrer ces gens sans aucune forme de procès est une mauvaise image envoyée à tous les Comoriens ».

Evasif sur son avenir, il a préféré répondre par des généralités et des petites phrases que nous n’avons pu décoder. Il prépare actuellement un doctorat de sciences politiques sur le thème « Afrique de l’Est, géopolitique de la violence au nom de la région ».

 

Maoulida Mbaé

LGDC

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