SAMBI de la mythologie au pragmatisme

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L’ancien président de L’Union a pris deux décisions qui ne correspondent pas à l’homme que nous avons connu durant les cinq ans qu’il a passés au pouvoir. Nous sommes nombreux à retenir encore les fables des 2 milliards d’euros de la fondation Fatma et des projets pharaoniques qui ne verront jamais le jour. Le discours de Sambi bien que alléchant n’avait rien de rationnel. Qu’en pensent les cartésiens?

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Pourtant, celui qui est surnommé l’ayatollah semble trancher avec le monde des rêves et des contes de fées. D’abord, le choix de Fahmi Said Ibrahim un homme politique qui n’était pas de son parti et qui ne figurait pas la « short list » de ses hommes les plus proches et les plus fidèles. On ne peut expliquer le choix de Fahmi que par la raison, celui-ci étant l’homme politique de son cercle qui avait l’étoffe d’un chef d’Etat sans manquer de respect à des Barwane, Mohamed Soulé et autres Ahmed Hydro.

Ensuite, l’élimination de son candidat dans les conditions que nous savons, a placé Sambi dans un dilemme. Le Sambi de 2006 aurait choisi Mouigni Baraka. Parce que ce dernier est le plus faible mentalement et politiquement et s’il devait être élu, on n’a du mal à voir avec qui il va gouverner.
Aussi, Mouigni avait promis durant les négocations avec les cadres de Juwa de céder tous les ministères.

Sambi a pourtant opté pour le choix qui semble celui de la raison en soutenant son opposant historique et celui aussi qui pourrait gouverner tout seul. Il s’agit d’un ancien putschiste quand-même. Mais Azali est pour beaucoup celui qui a les épaules assez larges pour supporter le poids de la fonction présidentielle.

Sambi aurait pu rester neutre et se concentrer sur le gouvernorat d’Anjouan qui est, sauf catastrophe, acquis à l’ancien parlementaire Salami. Mais le Mollah a décidé de faire barrage au clan de Mamadou/Msaidié/Abiamri/Bourhane. Rien que pour cela, le pays lui sera reconnaissant. J’entends par là, le fait que nous venons d’éviter le pire d’un Mamadou capable de vendre la terre et la mer à des multinationales étrangères. Sans scrupule.

Nous autres épris par un esprit patriote, soutenons cette alliance Juwa-Crc et appelons à l’élection de l’ancien président Azali. Ce soutien énergique n’est pas pour autant un chèque en blanc servi au colonel dans un plateau d’argent. Nous espérons, comme il le répète à l’envie, qu’il a appris de ses erreurs passées pour diriger enfin notre pays dans le chemin du développement.

Nous autres épris par un esprit patriote, nous n’excluons pas de nous opposer à la politique d’Azali en cas de différend majeur. Nous sommes confiants il s’agira de question politique et non de danger pour les Comores et les Comoriens.

Toyb Ahmed

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