SAMBI n’est pas rakangan Mr Le porte-parole du Gouvernement !

A.A.M SAMBI N’A D’ORDRE A RECEVOIR D’UN POUVOIR DÉFAILLANT DONT LES JOURS SONT COMPTES ET DÉPOSERA SA CANDIDATURE SELON LES TERMES DE LA LOI, EN MÊME QUE LES AUTRES PRÉTENDANTS A LA MAGISTRATURE SUPRÊME…

abdallah-sambi
Dans une conférence de presse tenue le lundi 7 septembre 2015, quelques jours après la publication du Manifeste du Mouvement du 11 août 2015, Msaidié, porte-parole d’un pouvoir défaillant et moribond, obligerait presque A.A.M.Sambi de procéder à une saisine de la Cour Constitutionnelle des Comores sur la faisabilité de sa candidature à l’élection présidentielle de 2016. Une telle démarche n’a pas manqué de surprendre les comoriens jusque-là habitués à l’arrogance et à la confusion des genres du pouvoir en place qui a juré de tout faire pour que la candidature d’A.AM.Sambi n’arrive même pas à la Cour Constitutionnelle.
Rétropédalage, contradiction ou ressaisissement de l’exécutif dont les membres avaient parié trop vite sur la mort politique d’A.A.M.Sambi? Tout cela n’est que supputation et il faut se garder d’aller vite en besogne.
Ce qui est certain, c’est que le pouvoir, en dépit des moyens de l’Etat dont il dispose, redoute à juste titre le combat politique avec un homme bénéficiant du soutien du peuple. Et cette démarche du pouvoir de provoquer une saisine prématurée de la Cour Constitutionnelle ne va forcément pas dans le sens de l’apaisement du climat politique de futures élections aux Comores.
A.A.M.Sambi a traversé toutes les épreuves qui l’ont aguerri ! La destruction méthodique et programmée de son héritage à laquelle le pouvoir en place s’est employée de façon systématique, les pires trahisons, le multiples débauchages des siens, la campagne de calomnies monstrueuses, les tentatives de tripatouillages de la constitution pour rendre impossible sa candidature, les menaces régulières, les humiliations et les pressions de toutes sortes. L’homme au turban vert égal à lui-même, sans prendre le moindre ride en politique, tient debout, et avec la même détermination qui lui est légendaire revient encore plus fort que jamais dans l’arène politique.
A.A.M.Sambi imprime le rythme de la danse et le pouvoir, rattrapé par son passif lourd, peine à trouver sa marque… A part la pluie des nominations fantaisistes quotidiennes, les débauchages éhontés dans leur propre camp qui offrent le spectacle des déchirures internes, les tractations difficiles et ridicules de sous-traitance politique indignes d’une exigence démocratique, rien de concret et de sérieux en termes de mobilisation politique chez ceux qui prétendent combattre A.A.M.Sambi. Le pouvoir est en panne, inaudible et le lien avec les comoriens est inexistant. Aucune crédibilité, aucune possibilité d’offre politique nouvelle, aucune grâce aux yeux des comoriens. La situation est intenable. Ses candidats, loin d’émerger aux yeux de l’opinion publique nationale, se déclarent et fondent sous l’effet conjugué de la contestation interne et de l’indifférence de la population, et le pouvoir n’est pas prêt de partir en ordre de bataille…
En obligeant A.A.M.Sambi à une démarche insolite d’une saisine de la Cour Constitutionnelle avant l’heure sur la faisabilité de sa candidature à l’élection présidentielle de 2016, le pouvoir cherche désespérément à précipiter la disqualification d’A.A.M.Sambi pour la présidentielle de 2016 pour espérer retrouver un espace politique. Seulement le pouvoir n’a pas la maîtrise du calendrier politique de son adversaire. Il doit aussi compter sur le fait qu’A.A.M.Sambi n’est pas l’homme à se soumettre aux injonctions d’un exécutif qui tente de se placer au-dessus de la constitution. A.A.M.Sambi est un homme toujours à l’écoute de la voix du peuple qui fait sa force, et ce qui importe actuellement pour lui, c’est la mobilisation politique sur le terrain.
Le pouvoir ne peut enfin perdre de vue le fait qu’ A.A.M.Sambi est un homme respectueux de notre constitution, des règles et des procédures qui régissent notre pays, c’est pourquoi il est candidat à l’élection présidentielle de 2016. Il n’a pas le temps d’interroger la Cour Constitutionnelle, d’autant plus que l’on peut se poser la question de la valeur juridique de cette démarche surtout quand elle est initiée par l’adversaire. La Cour Constitutionnelle juge des faits réellement constitués. Comme les autres comoriens, A.A.M Sambi déposera sa candidature le moment venu, conformément aux termes de la loi…
Par cette saisine de la Cour Constitutionnelle avant l’heure, le pouvoir espère une décision prématurée sur laquelle il pourrait s’appuyer pour faire sortir A.A.M.Sambi de l’arène politique. Le pouvoir aurait l’élégance d’attendre en décembre la candidature d’A.A.M.Sambi pour la bloquer avant qu’elle n’arrive à la Cour Constitutionnelle comme il s’y est engagé à le faire, à moins de se livrer à un mea culpa public dans lequel il avouera aux comoriens le caractère abusif et arbitraire de sa position première vis-à-vis de la candidature d’A.A.M.Sambi, et reconnaîtra qu’un exécutif n’est pas au-dessus de la loi.
Avouez que la démarche du pouvoir est ridicule, et surtout elle témoigne de son désarroi face à la candidature d’A.A.M.Sambi à quelques mois des échéances électorales. La perspective de cette candidature éclipse en effet ses adversaires, les empêche de danser, de trouver le bon pied et les cloue ainsi au point mort, mais le fait notoire à souligner est la vulnérabilité de la position du pouvoir à l’égard de cette candidature.
Le pouvoir a sans doute vendu un faux produit à la communauté internationale. Le fameux TSS (Tous sauf sambi) devant alimenter à l’internationale sa stratégie d’évitement de la candidature d’A.A.M.Sambi s’est révélée vite un mythe. En lieu et place, on enregistre à Ngazidja des ralliements politiques non des moindres au camp politique d’A.A.M.Sambi et un soutien clair à sa candidature à l’élection présidentielle de 2016. Le deuxième mythe vendu par le pouvoir sur le risque de guerre civile que pourrait engendrer la candidature d’A.A.M.Sambi est entrain de fondre comme neige au soleil avec l’élan de sympathie et soutien populaire que celui-ci enregistre au quotidien à travers tout le pays. Ikililou peut débaucher Msaidié! Aux Comores, Il n’y a guerre d’emploi du TOUT SECURITAIRE. La candidature d’A.A.M.Sambi passe bien dans l’étendue du territoire et Msaidié peut pointer au chômage. Ainsi au fur et à mesure que le temps passe, les arguments du pouvoir contre la candidature se vident de leur substance et revêtent un caractère fallacieux et arbitraire.
Mais le désarroi du pouvoir procède surtout du sentiment ambiant et de plus en plus fort de sa disqualification à conduire les affaires de l’Etat… La conférence de presse du porte-parole de l’exécutif tenue à seulement deux jours d’intervalle de la publication du Manifeste du Mouvement du 11 août 2015 est un signe qui ne trompe pas. Le constat du pays au bord du précipice posé par ce Manifeste du Mouvement du 11 août 2015 et l’urgence d’Assises Nationales avant les élections est un cinglant camouflet au pouvoir. Sauf Ikililou et Msaidié, tout le monde a compris que l’heure est grave, que les enjeux sont énormes et une faillite du pouvoir actuel est officiellement prononcée… Il n’est pas question qu’un groupe d’individus défaillants dans la conduite des affaires de l’Etat, dans la capacité à redonner espoir aux comoriens installent durablement le pays dans cette descente aux enfers qui n’a que trop duré.
Le pouvoir est désormais sous pression et risque de ne pas être maître du calendrier des événements politiques dans les jours à venir. On ne peut pas se contenter de la réponse légère du porte-parole du gouvernement pleine d’amateurisme selon laquelle Ikililou n’avait pas pris d’engagement dans ce sens. Quand on gère un pays, on veille à faire ce qui est bon et utile à chaque instant pour ce dernier. A.A.M.Sambi n’a pas été élu pour libérer Anjouan des griffes de séparatistes, mais quand la situation s’est présentée, il a pris ses responsabilités ! C’est vrai qu’Ikililou a hâte de partir, mais il ne peut pas le faire sous n’importe quelles conditions. Il a le devoir et l’obligation de faire le peu de choses qu’il peut faire dans les règles de l’art. Sinon il prend une lourde responsabilité à titre personnel, et pour le pays. Les messieurs du gouvernement doivent s’employer à mettre les petits plats pour que les choses se fassent dans le respect des règles, des procédures et de la constitution.
Le rôle du chef de l’opposition A.A.M.Sambi n’est pas d’interroger une Cour avant l’heure, mais d’éclairer la population sur les enjeux, de proposer des solutions alternatives pour que la réalité évoquée dans le Manifeste du Mouvement du 11 août 2015 d’un pays engagé dans une descente aux enfers soit inversée. C’est ce que fait A.A.M.Sambi ! Il joue à merveille sa partition… Au pouvoir de prendre ses responsabilités pour contribuer au mieux de son côté à enrayer cette descente aux enfers au lieu d’assister à cela en spectateurs impuissants ou de la catalyser…. Comme cela semble être le cas.
AHMED Bourhane

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