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SASA pourrait être frappé d’inéligibilité à la tête de la Fédération

PAT-ÉTHIQUE !!!

Depuis plusieurs semaines maintenant on assiste à un acharnement pour destituer l’actuel Président de la Fédération de Football des Comores Said Ali Said Athouman et surtout de le rendre inéligible à quelques mois des élections, avec des sanctions disproportionnées, que ça en devient vraiment pathétique !!!

Au tout début de cette histoire, il y a eu le feuilleton sur le club qui devait représenter les Comores à la coupe arabe des clubs champions 2019. Le Président SASA, comme on le surnomme, à d’abord eu la mauvaise idée de vouloir faire comme bon nombre de ses pairs et de choisir le champion 2018, Volcan Club de Moroni, à la place du champion 2019, Fomboni Football CLUB. Cette idée était motivée par le fait que Fomboni club devait participer au tour préliminaire de la prestigieuse League des champions africaine qui tombait au même moment que celle de la Coupe arabe des clubs champions. Les fomboniens après avoir contesté cette décision obtiennent gain de cause et se voient attribuer les deux compétitions. Les choses auraient pu en rester là. Mais la commission d’éthique a estimé que le Président avait fauté en prenant initialement une décision cavalière avant de se raviser sans en aviser le Comité Exécutif National. Dans une note publiée le 08 août 2019 la commission d’éthique décide de suspendre le Président SASA pour trois mois. Ce dernier riposte et dissout ladite commission et en crée immédiatement une nouvelle avec de nouveau membres sans convoquer le Comité Exécutif pour leur en rendre compte. La nouvelle commission invalide aussitôt la suspension et rétabli SASA sur son fauteuil. Mais pas pour très longtemps !

Quelques jours plus tard, le comité exécutif national se réunit en extraordinaire et confirme la décision prise par l’ancienne commission d’éthique et suspend de nouveau le président! À ce moment là, nous sommes à quelques jours seulement d’une double confrontation capitale des Coelacanthes contre le Togo. L’un des membres du comité exécutif, Youssouf Ismael, alias Adolphe, le Président de la ligue de Ngazidja, porte plainte devant le tribunal de Moroni qui lui donne raison et casse de nouveau les décisions et de la commission d’éthique et du comité exécutif. En parallèle le Président SASA. qui retrouve de nouveau son fauteuil, saisi le TAS et accueille les Coelacanthes, dans une ambiance tendue. Et dans une tentative d’apaisement, il réunit les membres du Comité Exécutif afin de calmer les esprits des uns et des autres et préparer au mieux les rencontres des veripiya avant de penser aux élections à venir programmées en décembre 2019. En vains !!!

À la veille du match aller contre le Togo à Moroni, le Président est de nouveau suspendu par une décision judiciaire d’appel qui vient casser celle précédemment prise par le tribunal de Moroni. Ngagni pvanu, vous me suivez toujours « hawou mdépasséha » car avant de poursuivre, je voudrais faire une petite parenthèse qui a son importance.

Au moment où la commission d’éthique a prononcé la première suspension de trois mois, en août dernier, contre le Président Saïd Ali Saïd Athoumane, les élections étaient programmées pour… le mois d’octobre prochain. Inutile de m’éterniser dans des explications, vous avez compris. Le président sortant n’aurait pas pu dans ce cas se représenter pour défendre son bilan si tant est il devait avoir l’idée de se porter candidat à sa propre succession.

Revenons donc à la suite de l’histoire. Cette décision judiciaire d’appel qui tombe la veille du match aller des Coelacanthes contre les éperviers vient remettre la suspension du Président SASA à l’ordre du jour, pour trois mois, à compter de la décision prise par le comité exécutif, c’est à dire le 08 août 2019.

Dans l’attente donc de la réponse du TAS, on se dit que le Président sortant va prendre son mal en patience jusqu’au 09 octobre prochain pour retrouver son trône, terminer son mandat et éventuellement se présenter aux élections de décembre pour défendre son bilan. Mais c’était sans compter sur l’acharnement de ceux qui ne veulent manifestement pas le voir concourir à cet élection. Si non comment expliquez-vous que de trois mois sa suspension est passé à quatre… ans !!!

Vous avez dit pathétique ?

Par Ben Amir Saadi (Titre: Comores Infos)

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