Scandale financier à la Snpsf : Renvoi du dossier des receveurs devant le tribunal correctionnel ?

A quand aura lieu l’audience des receveurs de la Société nationale des postes et services financiers (Snpsf), poursuivis depuis juin 2011 pour avoir détourné près de 304 millions de francs comoriens à la banque postale. Cette question revient dix-sept mois après les faits et dix mois après la condamnation de dix ans d’emprisonnement ferme prononcée contre Ali Soilihi, l’informaticien régional de la société à Ngazidja, pour avoir soustrait frauduleusement plus de 263 millions des comptes de la banque postale.

Selon un avocat, qui a requis l’anonymat, “cette situation est incompréhensible car le dossier des receveurs et celui de l’informaticien régional ont été portés à la justice le même jour. Pourquoi l’affaire des receveurs n’est toujours pas auditionnée“. Me Mahamoudou Ahamada, avocat assurant la défense des receveurs, a soutenu que la chambre d’accusation devait se prononcer sur une demande de contre-expertise pour mieux évoluer sur le dossier.

“Nous avons demandé cette contre-expertise, le parquet s’y est opposé. Toutefois, nous attendons la décision de la chambre d’accusation“, a-t-il expliqué. Quant à la partie civile, Me Ahamada Mohamed Baco s’étonne de cette demande de contre-expertise. Selon-lui, il s’agit “d’une démarche dilatoire pour faire trainer le dossier“. “Les éléments sont concordants. Il y a des pièces à l’appui et nous estimons qu’il est temps de saisir le tribunal correctionnel, au plus tôt possible, afin que la vérité éclate“, a déclaré l’avocat.

Me Ahamada Mohamed Baco a fait savoir, en outre, que la partie civile n’avait pas demandé d’expertise. “C’est une demande qui vient des prévenues. Je suis étonné d’apprendre qu’ils ont demandé une contre-expertise“, a-t-il précisé, en expliquant que c’était le conseil des inculpées qui avait sollicité du tribunal à ce que le juge désigne un comptable pour mener un audit. “Cet audit a été fait et le résultat a été communiqué aux parties et au tribunal. Nous estimons que les informations contenues dans le dossier sont concordantes et accablantes“, a réitèré l’avocat de la partie civile.

Ce dernier a assuré que la plainte de la Snpsf suivait son cours et que leur souhait serait de voir le tribunal correctionnel saisi pour juger le dossier en première instance. “Nous estimons que tous les éléments sont réunis pour que le dossier soit renvoyé à l’audience correctionnelle“, a-t-il affirmé.

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