Scrutins harmonisés : Interpellation des présumés auteurs de tentatives de sabotage des votes

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Les présumés auteurs de l’acte de sabotage du vote aux deux bureaux de vote de la Coulée, au nord de Moroni, ont été appréhendés hier après-midi par les forces de l’ordre.

Selon une source bien renseignée, le chef de fil du parti Orange, Mohamed Daoudou alias Kiki, ferait objet d’une arrestation dès ce matin du lundi pour avoir tenté de boycotter le déroulement du scrutin dans certains bureaux de vote de la capitale. «Il a formellement été identifié par les observateurs internationaux de la francophonie. L’urgence est de faire le nécessaire pour sécuriser le scrutin, jusqu’à la fermeture des bureaux de vote et dès demain matin (lundi, Ndlr), nous nous occuperons du cas Mohamed Daoud», a déclaré cette source.

Dans son intervention, cette autorité proche de ce dossier, a fait savoir que ce cas Mohamed Daoudou doit être un exemple afin de calmer la communauté internationale remontée par ces tentatives répétées et délibérées orchestrées par le chef du parti Orange à vouloir saboter les votes de certains bureaux de la capitale. «Les comoriens aussi doivent être calmés et surtout comprendre qu’on peut pas se permettre d’agir n’importe comment et de saboter des élections parce quon n’est pas content d’une mesure administrative prise par les autorités.

Les auteurs de cette tentative de sabotage doivent répondre de leurs actes», a souligné cette source. Concernant les autres membres du parti Orange, qui se sont érigés en milice, «arrêtés sous le feu de l’action, ils ont été relâchés dans la soirée mais devront revenir à la gendarmerie dès ce matin», a-t-elle précisé.

Ces échauffourées orchestrées par le parti Orange dans certains bureaux de la capitale, précisément aux bureaux de vote de la Coulée (Pam) avaient pour objet d’invalider le scrutin.

Selon les déclarations du chef du parti, Orange s’oppose à la mesure prise par le ministre de l’Intérieur qui permettait aux électeurs inscrits de voter avec des extraits d’actes de naissance. «Nous devons appliquer le code électoral et celui-ci est claire, les électeurs ne peuvent voter qu’avec leurs cartes d’électeurs ou cartes nationales d’identité. La note circulaire du ministre de l’Intérieur n’est pas au-dessus de la loi. Nous sommes prêts à saboter ces élections», a déclaré à la presse Mohamed Daoudou.

Interrogé à ce sujet, le ministre de l’Intérieur, qui est d’ailleurs du parti Orange, «je suis d’abord le ministre de la République et je ne tolérerai pas qu’on piétine la loi».

A rappeler que cette décision portée par la note circulaire du ministre découle du cadre de concertation mis en place pour trouver des compromis en cas d’incompréhension dans le processus électoral.
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Alwatwan

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