Sécurisation de l’année scolaire : Pas de nouvelle grille avant le point d’achèvement de l’Iptte

“Il n’y aura pas d’augmentation de salaires avant le 31 décembre 2012“, c’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Education nationale, Mohamed Issimaila, à l’issue de la réunion sur la “sécurisation de la rentrée scolaire“ qui a eu lieu hier, mardi au palais de Mrodju, siège du gouvernorat de Ngazidja.

La réunion du gouverneur Mouigni Baraka, avec des cadres du ministère de l’Education et l’intersyndicale des enseignants, devait porté essentiellement sur la réflexion des voies et moyens susceptibles de sauver cette année scolaire et universitaire 2012-2013 de toute compromission. Sans aucune surprise, l’Intersyndicale a remis à la table des discussions le préavis de grève, lancé par celle-ci, pour réclamer l’application de la nouvelle grille indiciaire, que le gouvernement aurait “préféré“ passer sous silence.

“Nous ne pouvons pas sécuriser quelque chose qui n’existe pas car la rentrée scolaire n’est pas effective“, a avisé le syndicaliste Moussa Abdallah Moumine. Mais cette fois-ci, l’Intersyndicale heurte à la fermeté du gouvernement qui exclut “résolument“ de discuter d’augmentation salariale ou de nouvelle grille indiciaire avant le point d’achement de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés, prévu, pour l’Union des Comores, en décembre 2012.

La rencontre a, dès lors, été tronquée par des tours de démonstrations chiffrées sur les causes de l’accroissement du budget de l’Etat. D’un côté, l’Intersyndicale qui montre que ce n’est pas la nouvelle grille des enseignants qui en est la cause mais plutôt des avancements et des recrutements qui ont eu des incidences de près de deux milliards sur le budget annuel de l’Etat.

“Le budget de l’Etat était de 28 milliards de francs comoriens après l’application de la nouvelle grille des enseignants, aujourd’hui, pourtant après sa suspension, il est passé à 30 milliards“, a confié le secrétaire général de l’Intersyndicale, Mohamed Abdou Mlanao dit Tchatcha. Le Ministre Mohamed Issimaila rétorque qu’il s’agit, d’une part, des subventions dont bénéficient les hôpitaux, le journal Al-watwan, l’Ortc… et de l’autre, des injections d’importantes sommes d’argent dans les sociétés d’Etat, comme Ma-mwe, qui apparaissent désormais dans le budget de l’Etat.

“Nous sommes donc passés du budget virtuel au budget réel“, explique-t-il. Toutefois, le gouvernement se dit prêt à examiner la question de l’exclusion du corps enseignant de soixante-deux grévistes à Mwali en mars 2012 et la prime de 50% de salaire pour les enseignant de Ndzuwani et une réparation (harmonisation des salaires) des encadreurs pédagogiques. “Nous allons nous concerter avec les autres enseignants avant de prendre une décision sur la rentrée scolaire“, a indiqué Tchatcha.

Toyb Ahmed

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