Sécurité sanitaire des aliments: Une stratégie nationale est nécessaire

La conférence débat sur la sécurité sanitaire des aliments a démontré l’importance de disposer d’une stratégie nationale de la sécurité sanitaire des aliments afin d’accompagner l’importation et l’exportation dans le pays. Il est apparu que les maladies liées à la sécurité sanitaire des aliments augmentent et entrainent des complications telles que l’insuffisance rénale, des problèmes de foie ou encore les maladies cardiovasculaires.

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La direction régionale de la santé de Ngazidja en partenariat avec l’Oms a organisé, hier dans leur local, une conférence débat sur la sécurité sanitaire des aliments.  Celle-ci demeure un enjeu important de la santé publique. Selon le directeur régional de la santé de Ngazidja, Ben Halidi Abdallah, la propreté est la clef essentielle de la sécurité sanitaire des aliments et tout le monde est acteur pour la sécurité des aliments.

Plusieurs personnes ont contribué au débat, qui était passionné de par son importance. Le coordonateur du projet «Stratégie de renforcement du système sanitaire » a montré l’importance de disposer d’une stratégie nationale de la sécurité sanitaire des aliments afin d’accompagner l’importation et l’exportation dans le pays.

«Nous sommes un pays qui importe beaucoup, depuis les produits carnés jusqu’aux produits agricoles;  nous devons donc agir de manière à protéger la nourriture que nous consommons. Plusieurs maladies puisent leur origine dans la nourriture, surtout les produits importés. Le programme que je coordonne entend limiter les maladies et les directions de la santé de l’Union et de l’île vont coordonner pour mettre en place la stratégie nationale», dit-il.

Pour sa part, le Dr Hissan Abdou de l’Oms a montré que l’organisme qui l’emploie, garant de la sécurité sanitaire des aliments, appuie les pays membres pour protéger les citoyens et leur principale action est la sensibilisation. Elle souligne que les maladies liées à la sécurité sanitaire des aliments augmentent et entrainent des complications telles que l’insuffisance rénale, des problèmes de foie ou encore les maladies cardiovasculaires. «Dans le monde, deux millions de personnes meurent chaque année à cause des aliments non sécurisées et les personnes les plus touchées sont les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées»,  renchérit Maisara Ali Mfaoume, chargée de communication à l’Oms.

Elle insiste sur le fait que la propreté est la clé de la sécurité sanitaire des aliments. «Bien protéger la nourriture contre les insectes qui véhiculent les maladies, dit-elle, la propreté commence par soi, laver les mains à chaque moment durant les différentes étapes de la cuisson». Maisara indique que les aliments non sécurisés provoquent plus de deux cent maladies parmi lesquelles, la fièvre typhoïde, différents types de cancer et les maladies diarrhéiques.

Le débat a tourné autour de plusieurs sujets notamment les conditions de conservation, la sécurité des aliments dans les marchés, la loi sur la sécurité sanitaire des aliments et qui sensibiliser. La directrice de la promotion de la santé, Dr Karima,  a souligné que la sensibilisation doit atteindre les vendeurs et les citoyens car la majorité ne comprend pas le sujet. «Un œuf qui dépasse 30 jours est pourri, or cela plusieurs personnes ne le savent pas», dit-elle, à titre d’exemple.

Pour Djamaldine Mohamed, superviseur du service phytosanitaire, ce sont surtout les consommateurs qui leurs mettent les bâtons dans les roues dans l’accomplissement de leur mission. «Une fois sur le terrain, si nous voulons interdire la vente d’un produit par ce qu’il est expiré ou qu’il est conservé dans de mauvaise condition et qu’il coûte moins cher, le consommateur nous pointent du doigt disant qu’on ne veut pas qu’ils achètent les produits».

La question de la vie chère a été également abordée, indiquant que la motivation du choix des consommateurs vers les produits moins chers résulte de la cherté de la vie et que les bons produits ne sont pas accessibles à toute la population.
«On ne peut pas forcer un citoyen à acheter un kilo de poisson à 4.000 fc pendant qu’il y a une catégorie qui coûte 1.000 fc. Avant de penser à la santé de demain, le citoyen  pense à la faim du moment présent et il n’a pas les moyens d’acheter des bon produits, ni le temps d’y penser. Il ne peut donc pas acheter plus cher alors qu’il y a moins cher», explique ainsi Tahamida Mze, membre de la Fcc.
  
Abouhariat Said Abdallah / Alwatwan

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